Fermeture de Bridgestone : "Cette décision n'est pas responsable", estime Pannier-Runacher

Fermeture de Bridgestone : "Cette décision n'est pas responsable", estime Pannier-Runacher©Boursier.com

Boursier.com, publié le vendredi 13 novembre 2020 à 10h51

"Maintenant, on va leur mettre une pression incroyable pour nous laisser conduire le dossier et permettre de trouver des solutions de reprise", a expliqué la ministre déléguée à l'Industrie.

Malgré les propositions du gouvernement, Bridgestone a décidé de se retirer de son site de Béthune (Pas-de-Calais), qui faisait travailler 863 personnes. Sur 'BFM Business' ce vendredi, la ministre déléguée à l'Industrie Agnès Pannier-Runacher n'a pas caché pas sa déception et sa colère face à cette décision.

"Nous avions travaillé à un plan qui réduit le surcoût de l'usine. Bridgestone a fermé la porte. Pour nous, cette décision n'est pas responsable", a déploré la ministre, estimant "qu'ils ne sont pas allés jusqu'au bout de l'exercice, qu'ils ne l'ont pas pris aussi sérieusement qu'ils auraient dû de ce qu'on peut attendre d'un groupe qui a cette réputation internationale".

Pour rappel, l'Etat s'était dit prêt à investir au côté de Bridgestone pour "donner un avenir au site", alors que le fabricant japonais de pneumatiques avait annoncé sa fermeture en septembre dernier, considérant que la cessation totale d'activité était "la seule option qui permettrait de répondre à la surcapacité de production structurelle de Bridgestone".

"On va leur mettre une pression incroyable"

"Maintenant, on va leur mettre une pression incroyable pour nous laisser conduire le dossier et permettre de trouver des solutions de reprise en dehors d'eux car ce site doit continuer à vivre", a expliqué Agnès Pannier-Runacher.

"On a commencé à lancer avec Business France un certain nombre de repreneurs. On s'est partagé le travail. Bridgestone, mais j'imagine que c'est leur intérêt, joue le jeu avec leurs propres experts pour retrouver un repreneur", a-t-elle également indiqué.

"Je ne vais pas laisser tomber" les salariés

"Nous avons devant nous six mois avant que l'usine ne soit amenée à fermer pour trouver des repreneurs, des projets industriels et des possibilités de reclassements pour les 863 salariés qui attendent des solutions", a poursuivi la ministre, avant d'assurer : "Je ne vais pas laisser tomber" les salariés du site.

La maire de Lille Martine Aubry a également réagi à la fermeture de l'usine Bridgestone de Béthune. "Cette décision est scandaleuse de la part du groupe. C'est un grand géant du pneumatique japonais, cette décision me révolte", a-t-il confié à 'BFMTV', estimant que "Bridgestone a laissé cette entreprise dépérir et n'a pas fait les investissements qu'il fallait"...

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