Fermeture des centres commerciaux : "on limite les dégâts sur les finances publiques", selon Le Maire

Fermeture des centres commerciaux : "on limite les dégâts sur les finances publiques", selon Le Maire
Bruno Le Maire, ministre de l'Economie.

Boursier.com, publié le lundi 01 février 2021 à 16h22

Les nouvelles restrictions concernant les grands centres commerciaux, contraints de fermer depuis dimanche, coûtent 500 millions d'euros de plus par mois aux finances publiques, a indiqué le ministre de l'Economie...

Alors que de nombreux Français s'attendaient à un troisième confinement, le Premier ministre Jean Castex a finalement annoncé vendredi soir quelques mesures supplémentaires pour endiguer la propagation de l'épidémie de Covid-19, dont la fermeture des centres commerciaux non-alimentaires de plus de 20.000 m(2).

"Les centres commerciaux non-alimentaires d'une surface supérieure à 20.000 mètres carrés, c'est-à-dire ceux qui favorisent le plus de brassage des populations" doivent fermer dès dimanche, avait ainsi indiqué le chef du gouvernement à l'issue d'un conseil de défense sanitaire.

Après avoir apporté ce week-end quelques précisions sur cette nouvelle mesure de restriction, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a indiqué ce lundi que la fermeture des centres commerciaux coûtait 500 millions d'euros de plus par mois aux finances publiques, contre 15 milliards pour "un confinement total", soit "9 milliards d'euros de plus".

Le couvre-feu coûte près de 6 milliards d'euros par mois

"La mesure que nous avons prise avec les commerces, c'est 500 millions d'euros de plus Ce n'est pas du tout les mêmes ordres de grandeur, vous en faites des choses avec 9 milliards. Vous pouvez en rénover des hôpitaux, des crèches, des écoles, des universités...", a souligné le locataire de Bercy au micro de 'RTL'.

Ainsi, en renonçant à instaurer un nouveau confinement en France, "on limite les dégâts sur les finances publiques", a ainsi estimé le ministre, qui rappelle également que "le couvre-feu nous coûte à peu près, fonds de solidarité et autres mesures, 6 milliards d'euros par mois".

Les zones commerciales, parcs d'activité et villages de marques en extérieur pas concernés

Dimanche, un décret paru au Journal officiel a précisé cette nouvelle mesure de restriction : les 20.000 mètres carrés prennent en compte la surface totale du magasin, et non pas seulement la surface de vente, intégrant alors notamment les bureaux ou les zones de logistique et pénalisant plus de magasins.

"Les zones commerciales, parcs d'activité et villages de marques où la circulation du public entre les commerces intervient en extérieur ne sont pas concernés et peuvent rester ouverts", avait également détaillé le ministère de l'Economie dans un communiqué publié samedi. "Près de 400 centres commerciaux ou magasins sont concernés sur le territoire national", a-t-il indiqué.

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