Feu vert au vaccin AstraZeneca/Oxford au Royaume-Uni

Feu vert au vaccin AstraZeneca/Oxford au Royaume-Uni
Le Premier ministre britannique Boris Johnson observe un flacon du candidat vaccin AstraZeneca, lors d'une visite à l'usine du groupe à Wrexham, au Pays de Galles, le 30 novembre 2020

AFP, publié le mercredi 30 décembre 2020 à 09h28

L'agence britannique du médicament (MHRA) a donné son feu vert au vaccin anti-Covid développé par le groupe britannique AstraZeneca avec l'université d'Oxford, avec lequel les autorités comptent accélérer la campagne de vaccination lancée début décembre.

"Le gouvernement a accepté aujourd'hui la recommandation de l'Agence de réglementation des médicaments et des produits de santé (MHRA) d'autoriser l'utilisation du vaccin Covid-19 de l'université d'Oxford/AstraZeneca", a annoncé mercredi matin un porte-parole du ministère de la Santé, faisant du Royaume-Uni le premier pays à approuver ce vaccin moins coûteux et plus facile à distribuer.

Ce feu vert "fait suite à des essais cliniques rigoureux et à une analyse approfondie des données par des experts de la MHRA, qui a conclu que le vaccin répondait à ses normes strictes de sécurité, de qualité et d'efficacité", a ajouté ce porte-parole dans un communiqué.

Le Royaume-Uni a commandé 100 millions de doses de ce vaccin, sur des contrats représentant au total plus de 350 millions de doses d'ici à la fin de l'année prochaine, en s'approvisionnant auprès de sept fabricants dès la phase des essais cliniques.

C'est le deuxième vaccin approuvé par la MHRA, après celui de Pfizer/BioNTech inoculé à plus de 600.000 personnes depuis le 8 décembre.

Celui d'AstraZeneca et Oxford est très attendu pour des raisons pratiques. Il est bien moins coûteux que celui déjà distribué et peut être conservé dans des congélateurs conventionnels sans nécessité une conservation à -70 degrés.

L'un des pays des plus touchés en Europe par la pandémie avec plus de 71.000 morts, le Royaume-Uni est confronté à une envolée des contaminations attribuée à un variant du virus, présentant selon une étude britannique une contagiosité supérieure de 50% à 74%. 

Ce phénomène a poussé les autorités à reconfiner une grande partie de la population (40% de la population en Angleterre, Ecosse continentale, Pays de Galles et Irlande du Nord).

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