Fibre: SFR renonce à son plan de "fibrer la France"

Fibre: SFR renonce à son plan de "fibrer la France"

Fibre: SFR renonce à une couverture de l'ensemble du territoire français

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AFP, publié le mardi 12 décembre 2017 à 22h10

SFR, filiale du groupe de médias et télécoms Altice, abandonne son projet de "fibrer" tout le territoire français, indique mardi le site spécialisé 01net, citant un dirigeant du groupe.

Le secrétaire général du groupe SFR, Régis Turrini, a évoqué un "changement de doctrine", pour confirmer l'abandon du plan de son groupe de mettre en place la fibre optique sur tout le territoire français. Il a fait cette annonce mardi lors d'un échange entre les collectivités territoriales, les opérateurs et l'Arcep, l'autorité de régulation du secteur.

Le groupe avait annoncé début juillet son intention de "fibrer l'intégralité du territoire" d'ici 2025 "sans argent public", ajoutant que cet objectif ne nécessiterait pas d'augmenter son niveau d'investissement actuel en infrastructures.

Selon 01net, édité par une filiale de NextRadioTV, elle-même propriété à 49% de SFR Media, Régis Turrini a avancé plusieurs raisons à l'abandon de ce projet.

Outre les déboires boursiers du groupe, son secrétaire général a estimé que "peut-être", le projet a été présenté "de façon maladroite": "Il a été mal perçu et nous n'avons pas su créer une ébullition pour susciter l'adhésion du plus grand nombre".

Il a également souligné "la difficulté de recruter suffisamment de main d'œuvre et de la former", selon le site internet. "Il faut six mois pour former un soudeur de fibre", a ainsi détaillé Régis Turrini, qui doit s'exprimer mercredi devant la commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale, avec Alain Weill, PDG de SFR Group, au sujet du marché unique du numérique. 

L'opérateur promet toutefois de respecter ses engagements dans les zones AMII (zone moins dense d'investissements privés) et de rester un partenaire de premier plan dans les réseaux d'intérêt publics (RIP) en continuant à répondre à des appels d'offres.

Le groupe poursuit par ailleurs le travail de déploiement engagé sur les RIP remportés jusqu'ici ainsi que ses engagements pris en dehors de ces appels d'offres.

"Notre priorité désormais, c'est d'améliorer nos offres et nos relations avec les collectivités locales", a encore déclaré Régis Turrini, encore cité par 01net.

"On continue de fibrer face à l'incompréhension qu'il (le plan fibre) a pu susciter chez certains", a-t-on expliqué chez SFR, qui précise que le groupe continuera d'être présent sur les appels d'offres de réseaux d'initiative publique (RIP). 

Selon la même source interrogée par l'AFP, Patrick Drahi, le président d'Altice, maison mère de SFR, et Alain Weill "ont rencontré ces derniers jours le gouvernement, le régulateur, l'opérateur historique et des responsables de collectivités et ont opté pour une approche plus conforme aux pratiques du groupe dans ses relations avec les collectivités depuis l'origine".

Malmené depuis la publication de résultats trimestriels en-dessous des attentes, qui a déclenché un large remaniement de la direction, le titre du groupe Altice, maison-mère de SFR, a évolué sur des montagnes russes et a perdu plus de 50% de sa valeur depuis début novembre.

Le groupe de télécoms et de médias a toutefois repris des couleurs la semaine dernière, après plusieurs semaines de chute de son cours, grâce à l'annonce d'une série de cessions.

 
9 commentaires - Fibre: SFR renonce à son plan de "fibrer la France"
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    patdu69 -

    Les caisses de SFR sont vides,grâce au franco israélien suisse Drahi

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    JON-DE-LIONNE -

    l'ami de M; MAcron n'a plus de sous ?
    Altice ne va pas bien n'est-ce pas,? c'est la banque Morgan qui lâche ?

    Pour comprendre il faut lire cet article de la trinue de 07 /2017

    Bernard Mourad, qui avait quitté la banque américaine pour Altice, puis pour l'équipe d'Emmanuel Macron en campagne, poursuit aux prud'hommes son ex-employeur qui ne lui a pas versé un bonus de 1,3 million d'euros, selon l'agence Bloomberg.
    [Article publié à 19h05 et mis à jour à 19h50]

    Un arriéré de salaire de 1,3 million d'euros et 160.000 euros de dommages et intérêts : c'est ce que réclame Bernard Mourad à son ancien employeur, Morgan Stanley. Comme le révèle l'agence Bloomberg, l'ex-banquier d'affaires qui avait conseillé Patrick Drahi dans son rachat de SFR à Vivendi, un deal à 13,5 milliards d'euros, a détaillé devant un tribunal des prud'hommes à Paris ses griefs : il reproche à la banque de ne pas lui avoir versé son bonus, alors qu'il lui avait rapporté près de 100 millions de commissions.

    "Un banal litige de compétence de juridiction qui traîne depuis plus de deux ans" nous confie l'ex-banquier, qui confirme la procédure.
    Les deux parties s'opposent en effet sur le point de savoir si le contrat dépend de la loi française ou américaine.

    Parti chez Altice puis En Marche !
    La plainte remonte en fait à 2015. Les avocats de la firme avaient considéré que ce bonus faisait partie d'un package récompensant la fidélité de l'associé et conditionné à sa présence, or il avait quitté Morgan Stanley pour l'entreprise qu'il avait conseillée, Altice, en mai 2015.

    "J'ai commencé comme stagiaire chez Morgan Stanley", en 2000, a rappelé Bernard Mourad durant l'audience.
    Son avocat a souligné qu'il était un des employés les plus rentables, qu'il avait rapporté près de 50 millions de commissions en quatre mois en 2015. Le jugement est attendu le 3 octobre.

    En octobre 2016, Bernard Mourad avait expliqué sur les réseaux sociaux pourquoi il démissionnait de toutes ses fonctions chez Altice pour rejoindre Emmanuel Macron en pleine campagne. Il avait dénoncé des attaques contre lui pendant la campagne sur son passé de banquier, tout comme son frère, le docteur Jacques Mourad, conseiller santé du candidat En Marche!, soupçonné de conflit d'intérêts pour ses liens avec le laboratoire Servier. Il n'a pas rejoint le président de la République à l'Elysée. Il confie ne pas "avoir vocation à faire profession de politique avoir bien d'autres projets à développer". L'ex-banquier est aussi auteur de romans à ses heures perdues, et est à l'origine de l'appli mySOS, qui a l'ambition de sauver la vie de personnes faisant un malaise.

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    le_vieux_raleur -

    Voilà une bonne nouvelle pour ceux qui ne se feront pas installer la fibre par SFR. Cette dernière est arrivée chez nous cette année. Nous avions le choix entre SFR et un autre. Heureusement, j'étais déjà abonné à l'autre que j'ai choisi (l'installation était gratuite et même l'année de promotion terminée, comme j'avais le téléphone, plus internet et télévision, le premier étant payé à part du reste, je reste gagnant par rapport aux années précédentes). SFR a envoyé des techniciens qui, non seulement "baclaient" leur travail, laissant les fils pendre, partaient sans nettoyer les débris causés par les trous qu'ils avaient fait et ce qu'ils avaient installé ne fonctionnant pas mais réussissaient à mettre en panne le travail effectué par l'autreopérateur Il était impossible de les joindre au téléphone et c'est l'autre opérateur que j'aimerais nommé qui effectuait les réparations et faisait fonctionner le travail payé à S.F.R. Bien que ces installations étaient faites à la charge et sous la responsabilité individuelle de chaque copropriétaire de la Résidence, le syndic leur a adressé une lettre de protestation qui, à ma connaissance, n'a pas reçu de réponse. Je suppose que même s'ils ne s'en vantent pas, si leurs installateurs ont travaillé systématiquement comme ça, c'est une raison de la décision de S.F.R.

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    JON-DE-LIONNE -

    de la censure, encore de la censure, toujours de la censure sur le Forum Orange.
    Et bien puisque sur la rubrique Finance, un bug est là ...... moi aussi
    référence à l'article :
    LR: Wauquiez fustige le choix de Bertrand
    Statut : refusé
    Il y a une heure
    le 12 12 2017 à 13 26
    je pense que pour bien comprendre et connaître les valeurs de l'UMP, le plus simple est encore d'écouter un discours de Chirac ( facile à trouver sur internenette) et qui s'appelle du bruit et de l'odeur , ou quelque chose comme ça.

    Un fois entendu ce que disait Chirac en 91, cela permet de savoir qui aurait traverser des " lignes rouges" comme dit M, Juppé et surtout de savoir dans quel sens.

    de wikipédia :

    Le discoursLe 19 juin 1991, au cours d'un dîner-débat du RPR, Jacques Chirac prononce le discours qui contient l'expression le « bruit et l'odeur ». Voici un extrait5, portant sur l'immigration :

    « Notre problème, ce n'est pas les étrangers, c'est qu'il y a overdose. C'est peut-être vrai qu'il n'y a pas plus d'étrangers qu'avant la guerre, mais ce n'est pas les mêmes et ça fait une différence. Il est certain que d'avoir des Espagnols, des Polonais et des Portugais travaillant chez nous, ça pose moins de problèmes que d'avoir des musulmans et des Noirs […] Comment voulez-vous que le travailleur français qui habite à la Goutte-d'or où je me promenais avec Alain Juppé il y a trois ou quatre jours, qui travaille avec sa femme et qui, ensemble, gagnent environ 15 000 francs, et qui voit sur le palier à côté de son HLM, entassée, une famille avec un père de famille, trois ou quatre épouses, et une vingtaine de gosses, et qui gagne 50 000 francs de prestations sociales, sans naturellement travailler ! [applaudissements nourris] Si vous ajoutez à cela le bruit et l'odeur [rires nourris], eh bien le travailleur français sur le palier devient fou. Et il faut le comprendre, si vous y étiez, vous auriez la même réaction. Et ce n'est pas être raciste que de dire cela. Nous n'avons plus les moyens d'honorer le regroupement familial, et il faut enfin ouvrir le grand débat qui s'impose dans notre pays, qui est un vrai débat moral, pour savoir s'il est naturel que les étrangers puissent bénéficier, au même titre que les Français, d'une solidarité nationale à laquelle ils ne participent pas puisqu'ils ne paient pas d'impôt ! [...] Il faut que ceux qui nous gouvernent prennent conscience qu'il y a un problème de l'immigration, et que si l'on ne le traite pas et, les socialistes étant ce qu'ils sont, ils ne le traiteront que sous la pression de l'opinion publique, les choses empireront au profit de ceux qui sont les plus extrémistes6,7. […] [Au sujet des épiciers de proximité] La plupart de ces gens-là sont des gens qui travaillent, des braves gens ; on est bien content de les avoir. Si on n'avait pas l'épicier kabyle au coin de la rue, ouvert de 7 heures du matin à minuit, combien de fois on n'aurait rien à bouffer le soir8 ? »

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    icimaintenant -

    Réduire les coûts.., "les bons investissements a long terme".., le personnel..,
    Pour les Bénéfices a court Termes des Spéculateurs Actionnaires...Est ce que j'ai bien compris ?

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