Finlande: la mise en service de l'EPR repoussée à septembre 2019

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Le réacteur nucléaire EPR OL3 sur le site de la centrale nucléaire d'Olkiluoto à Eurajoki, en Finlande le 19 octobre 2016
Le réacteur nucléaire EPR OL3 sur le site de la centrale nucléaire d'Olkiluoto à Eurajoki, en Finlande le 19 octobre 2016
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© AFP, Martti Kainulainen, Lehtikuva

AFP, publié le mercredi 13 juin 2018 à 16h58

L'électricien finlandais TVO a annoncé mercredi que le réacteur EPR bâti pour lui par le groupe français Areva et l'allemand Siemens devrait entrer en service commercial en septembre 2019, et non en plus en mai 2019.

"Teollisuuden Voima Oyj (TVO) a été informé par le constructeur du site, le consortium Areva-Siemens, d'une mise à jour du calendrier pour la mise en service de EPR OL3", imputable à des tests plus longs que prévu, indique TVO dans un communiqué. 

Areva prévoit un chargement du combustible en janvier 2019. La première connexion au réseau est ensuite attendue en mai 2019, pour une mise en service commerciale en septembre 2019.

"Il fallait finir les essais à chaud, qui ont pris un peu plus de temps que prévu et qui se sont bien passés", a expliqué à l'AFP un porte-parole d'Areva SA.

"On s'appuie sur le retour d'expérience de Taishan", dont le démarrage récent "nous aide en termes de calage du planning", a-t-il ajouté.

Le premier réacteur nucléaire EPR au monde, celui de Taishan 1, a en effet démarré le 6 juin en Chine. Du coup, "on est très confiants sur le démarrage d'OL3", indique Areva.

Le nouveau retard annoncé mercredi "ne remet pas en cause l'accord" annoncé en mars entre Areva et TVO pour mettre fin au contentieux entre les deux groupes. Le calendrier actuel doit encore se traduire par un "bonus" pour Areva, précise la même source.

Selon les termes de cet accord, Areva va verser 450 millions d'euros à son client TVO "en compensation de sa responsabilité dans les retards". 

Il prévoit aussi un système de bonus-malus: Areva et ses partenaires peuvent recevoir jusqu'à 150 millions d'euros si le projet est achevé avant fin 2019, mais ils peuvent payer jusqu'à 400 millions d'euros supplémentaires en cas de nouveau retard au-delà de cette échéance.

L'EPR finlandais -réacteur de troisième génération- dans le sud-ouest du pays, devait initialement être mis en service en 2009 mais le chantier lancé en 2005 a connu d'importants retards et surcoûts que les deux parties se sont imputé mutuellement.

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