FMI : le PIB britannique amputé de 6% avec un Brexit dur

FMI : le PIB britannique amputé de 6% avec un Brexit dur©Boursier.com

Boursier.com, publié le mercredi 14 novembre 2018 à 18h15

Les négociateurs de l'Union européenne et de la Grande-Bretagne ont fini par s'entendre sur un projet d'accord de Brexit mardi, après de longues semaines de tractations. La Première ministre britannique Theresa May devait dans la foulée présenter cette feuille de route à ses ministres, à moins de cinq mois de la date officielle du divorce. Si le gouvernement donne son aval au projet, le texte de l'accord sera publié à l'issue de cette réunion cruciale.

Le FMI rappelle que quitter l'Union européenne (UE) sans accord commercial de transition viendrait réduire le Produit intérieur brut (PIB) de la Grande-Bretagne de 6% environ, par comparaison avec le fait de rester purement et simplement dans l'UE.

Eviter une sortie abrupte

En revanche, passer un accord commercial réduirait de moitié les dégâts occasionnés par les barrières commerciales et la réduction de l'investissement étranger et de l'immigration, ajoute le Fond monétaire international. Avant même le référendum du 23 juin 2016, il avait estimé qu'un Brexit coûterait 1,4% à 5,6% du PIB britannique à court terme, suivant les conditions du départ.

"Les responsables ont souligné l'importance d'un accord en temps et en heure avec l'UE, accompagné d'une période de mise en place, pour éviter une sortie abrupte en mars 2019 et pour donner aux entreprises et aux salariés le temps de s'adapter à la nouvelle relation", écrit le FMI, dans le cadre d'un examen habituel de l'économie britannique.

Rupture pure et simple

Certains partisans du Brexit pensent qu'une rupture pure et simple avec Bruxelles serait la meilleure solution, Londres se plaçant alors sous le régime de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) pour ses échanges commerciaux. "Dans l'hypothèse où les échanges entre le Royaume-Uni et l'UE seraient gouvernés par l'OMC, la production se verrait amputée de 5% à 8% par comparaison avec l'hypothèse d'un non-Brexit, avec une moyenne de l'ordre de 6%", écrit le FMI.

La Première ministre britannique Theresa May veut passer un arrangement de transition et espère qu'il préservera le libre-échange marchand, mais pas celui des services, tout en contrôlant l'immigration en provenance de l'UE. Un tel arrangement retrancherait 2,5% à 4% au PIB britannique, sans doute 3% environ sur un long terme non précisé, par comparaison avec une Grande-Bretagne qui resterait dans l'UE, selon le FMI.

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