FoodTech: une ferme géante d'insectes édifiée en Picardie

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Le président des Hauts-de-France Xavier Bertrand (2e D), la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili, le secrétaire d'Etat à la Transition numérique Cédric O et le ministre de l'Agriculture  Julien Denormandie à l'inauguration le 6 mai 2021 d'une ferme géante d'insectes à Poulainville (Somme)
Le président des Hauts-de-France Xavier Bertrand (2e D), la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili, le secrétaire d'Etat à la Transition numérique Cédric O et le ministre de l'Agriculture Julien Denormandie à ...
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© AFP, FRANCOIS LO PRESTI

AFP, publié le jeudi 06 mai 2021 à 15h20

La start-up française Ynsect, spécialisée dans l'élevage et la transformation d'insectes pour l'alimentation animale, humaine et les engrais, a inauguré jeudi le chantier de son site Ynfarm à Poulainville, dans la Somme, "plus grande ferme verticale du monde" qui doit ouvrir fin 2021 ou début 2022. 

La start-up française Ynsect, spécialisée dans l'élevage et la transformation d'insectes pour l'alimentation animale, humaine et les engrais, a inauguré jeudi le chantier de son site Ynfarm à Poulainville, dans la Somme, "plus grande ferme verticale du monde" qui doit ouvrir fin 2021 ou début 2022. 

Située près d'Amiens, la ferme de 36 m de haut et d'une surface de 45.000 m2, "carbone négatif", devrait produire 100.000 tonnes d'ingrédients à base d'insectes par an (poudres, huiles et engrais) lors de sa mise en production en 2022 puis 200.000 tonnes à partir de 2023.

L'entreprise, qui dit déjà disposer "d'"un carnet de commandes de 105 millions de dollars de chiffre d'affaires (87,1 millions d'euros) sur les quatre prochaines années", devrait créer 110 emplois directs en 2021/2022 et 500 emplois directs et indirects à terme. 

Dans ce site, largement automatisé, le groupe mise sur la production de scarabées Molitor comme alternatives aux fertilisants ainsi qu'aux protéines animales classiques dédiées à l'alimentation animale.

Le scarabée Molitor - élevé dans une "fermilière" inspirée du modèle des fourmilières - possède une forte teneur en protéines et est une espèce "grégaire et nocturne", ce qui "facilite son élevage", explique l'entreprise.  

Lorsque les larves Molitor arrivent à maturité, "95% d'entre elles sont étuvées, stérilisées puis transformées en protéines et en huile premium", les 5% de larves restantes "deviennent adultes et se reproduisent pour assurer le renouvellement de la population juvénile". 

Pour Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique, venue symboliquement poser la première pierre, il s'agit d'un "exemple" pour l'environnement. "Enfin, on réfléchit à l'impact environnemental de notre mode de production (...) ça nous permet de produire chez nous, de créer de l'emploi chez nous, de créer de l'activité économique chez nous". 

La start-up française, membre du Next 40, le club des start-up françaises les plus prometteuses, possède déjà une ferme à Dole (Jura) et a récemment acquis l'entreprise néerlandaise Protifarm. A l'avenir, elle ambitionne "de déployer un réseau de plus de 100 fermes verticales dans le monde".

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