Forum de Paris : inquiet, Macron veut organiser une grande rencontre internationale le 11 novembre

Forum de Paris : inquiet, Macron veut organiser une grande rencontre internationale le 11 novembre©Boursier.com

Boursier.com, publié le vendredi 05 janvier 2018 à 13h09

Emmanuel Macron s'inquiète de la tournure prise par les événements internationaux ces derniers mois et ne s'en cache pas... Pour éviter un embrasement général, le président de la République compte organiser un grand forum rassemblant des dizaines de chefs d'Etat et de gouvernement qui se tiendra dès le 11 novembre à Paris, cent ans après le premier conflit mondial, avec l'ambition de conjurer les périls mondiaux.

Près de 80 chefs d'Etat et de gouvernement seront ainsi invités pour le centenaire de l'armistice de 1918, a précisé le président français lors de ses voeux au corps diplomatique. "Je souhaite qu'à cette occasion nous puissions avoir une grande rencontre parce que ce centenaire doit aussi éclairer notre présent et les exigences morales qu'il nous impose, nous ne devons pas, à cet égard, faire bégayer l'histoire", a-t-il dit...

Responsabilité collective

"Le premier Forum de Paris sera l'occasion de réfléchir à l'organisation du monde, en marge des commémorations de la fin de la Grande Guerre, pour bien souligner quelle est notre responsabilité collective, à nous qui devrions savoir mieux que tous nos prédécesseurs ce qui a conduit l'humanité au malheur dans le passé et ce qui pourrait causer sa perte à l'avenir."

Selon Emmanuel Macron, le "grand compromis de l'époque moderne" est en train de se fracturer, sous l'effet des crises conjointes de la mondialisation, du capitalisme engendrant des inégalités économiques et climatiques insoutenables et des démocraties libérales, dont nombre de peuples sont tentés par l'autoritarisme et le populisme... Face à cette situation, "ne soyons jamais des somnambules, soyons constamment vigilants et exigeants", a-t-il expliqué.

Quatre crises majeures

Le président français s'est particulièrement exprimé sur quatre crises majeures dans lesquelles la France compte continuer de s'impliquer... L'Irak, où il espère l'organisation d'élections libres au mois de mai, une stabilisation de la situation et une démilitarisation de certaines milices. La Syrie, où un travail intense pour "gagner la paix" doit se poursuivre avec l'objectif d'une solution politique après une défaite militaire espérée de l'Etat islamique dans quelques semaines. La Corée du Nord, à propos de laquelle il plaide pour qu'un accroissement des pressions internationales permette d'ouvrir la voix à une dénucléarisation de la péninsule...

Enfin, le dossier iranien inquiète particulièrement le chef de l'Etat depuis les prises de positions américaines particulièrement offensives : il a répété l'importance de maintenir le dialogue avec Téhéran et son souhait que l'accord nucléaire soit complété par un encadrement du programme balistique iranien et un accord sur l'influence iranienne dans la région.

Réformes européennes à suivre

Face au vaste et complexe défi des migrations, Emmanuel Macron a encore souligné la responsabilité de la France pour contribuer à stabiliser la Libye et les pays africains qui servent de départ et de transit...

Le président français a par ailleurs insisté sur le besoin de faire avancer les réformes européennes, avec en ligne de mire, un accord dans les prochains mois entre la France et l'Allemagne et l'ouverture de débats citoyens dans les pays de l'Union qui le souhaitent d'ici les élections européennes de 2019.

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