France : la croissance devrait légèrement ralentir au premier semestre

France : la croissance devrait légèrement ralentir au premier semestre
Tour Eiffel Paris

Boursier.com, publié le mardi 20 mars 2018 à 18h26

"Investissement tonique, consommation en demi-teinte", titre l'Insee qui publie mardi soir une note de conjoncture. L'économie française, qui a fini 2017 sur un rythme de croissance au plus haut depuis 2011, devrait perdre un peu d'élan au premier semestre tout en conservant une cadence soutenue, écrit l'institut de la statistique.

Par rapport à ses précédentes prévisions, publiées mi-décembre, l'Insee a revu en légère baisse sa prévision de croissance du produit intérieur brut (PIB) pour le premier trimestre, à 0,4% (contre 0,5% précédemment). Avec une progression identique au deuxième trimestre, l'acquis de croissance pour l'ensemble de l'année - à savoir la progression du PIB si la croissance des deux derniers trimestres était nulle - devrait selon l'Insee s'établir à 1,6% au 30 juin prochain (contre 1,7% dans la précédente prévision), soit un peu moins que le niveau de 1,7% que le gouvernement attend pour la totalité de 2018.

La consommation devrait freiner l'activité

L'activité économique en France devrait continuer d'être tirée par un investissement des entreprises dynamique, tout en étant un peu freinée par une consommation des ménages en demi-teinte.

Toujours selon l'Insee, les créations d'emplois marchands accéléreraient un peu au premier semestre 2018 (+129.000), "essentiellement dans le secteur tertiaire, tandis que l'emploi non marchand se replierait de nouveau avec la diminution des emplois aidés". L'emploi total progresserait ainsi de 113.000 postes sur le semestre. Après avoir très fortement diminué au dernier trimestre 2017, le taux de chômage resterait inchangé mi-2018 à 8,9%, en baisse de 0,5 point sur un an.

"À court terme, ce scénario est susceptible d'être affecté par les incertitudes politiques qui subsistent de part et d'autre de l'Atlantique", écrivent les auteurs de cette note. "Le retour éventuel de tensions inflationnistes pourrait aussi conduire à plus d'incertitude sur l'évolution de la politique monétaire américaine et la manière dont elle est accueillie par les marchés".

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