France: le PIB a finalement reculé de 0,1% au premier trimestre

France: le PIB a finalement reculé de 0,1% au premier trimestre
Au premier trimestre, le PIB restait encore 4,7% sous son niveau de fin 2019, juste avant le début de la crise sanitaire

AFP, publié le vendredi 28 mai 2021 à 09h01

Le produit intérieur brut (PIB) français a finalement reculé de 0,1% au premier trimestre, a indiqué vendredi l'Insee, révisant ainsi fortement sa précédente estimation d'une croissance de 0,4%. 

Le produit intérieur brut (PIB) français a finalement reculé de 0,1% au premier trimestre, a indiqué vendredi l'Insee, révisant ainsi fortement sa précédente estimation d'une croissance de 0,4%. 

Cette forte correction s'explique par "l'intégration de données sur la construction, nettement moins dynamiques que les extrapolations mobilisées lors de la première estimation", explique l'Institut national de la statistique dans un communiqué.

L'activité dans ce secteur est ramenée à +0,5%, contre +4,2% précédemment. L'investissement y a été aussi beaucoup plus faible que ce qu'avait évalué l'Insee initialement.

Les autres composantes de l'activité sont également révisées, mais dans une moindre mesure: la consommation des ménages, encore fortement contrainte par les restrictions sanitaires en début d'année, n'a progressé que de 0,1% (contre 0,3%), la production est restée stable (contre +0,4%) et l'investissement n'est en hausse que de 0,2% (contre +2,2%).

Ainsi au premier trimestre, le PIB restait encore 4,7% sous son niveau de fin 2019, juste avant le début de la crise sanitaire.

L'Insee a également revu l'ampleur de la récession de l'économie française en 2020: le PIB a finalement chuté de 8%, contre 8,2% précédemment estimé.

Cette révision des données du premier trimestre réduit considérablement l'acquis de croissance, qui correspond à la croissance que l'on aurait fin 2021 si l'activité restait au niveau du premier trimestre jusqu'à la fin de l'année, pour 2021. Il se situe désormais à 3,5%, contre 4,1% estimé précédemment.

Le gouvernement table pour cette année sur une croissance de 5%, comptant sur un fort rebond à partir de l'été grâce à la campagne de vaccination. Il est ainsi légèrement moins optimiste que la Banque de France (5,5%), l'OCDE (5,9%) ou la Commission européenne (5,7%).

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