GE: charge exceptionnelle liée à l'assurance et possible scission

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 Le géant industriel américain General Electric annonce une charge exceptionnelle de 6,2 milliards de dollars liée à son activité d'assurance

Le géant industriel américain General Electric annonce une charge exceptionnelle de 6,2 milliards de dollars liée à son activité d'assurance

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© AFP, LOIC VENANCE

AFP, publié le mardi 16 janvier 2018 à 17h58

Le géant industriel américain General Electric a annoncé mardi une charge exceptionnelle de 6,2 milliards de dollars liée à son activité d'assurance, une mauvaise nouvelle supplémentaire pour ce groupe en pleine restructuration et qui pourrait éventuellement se démembrer.

En prenant en compte la réforme fiscale récemment décidée aux Etats-Unis, l'impact négatif net se monte à 7,5 milliards, a précisé l'entreprise.

"Une charge de cette ampleur (...) est profondément décevante", a reconnu le PDG, John Flannery, cité dans un communiqué.

C'est aussi l'avis des marchés financiers, le titre General Electric perdant 2,45% à 18,30 dollars vers 15H45 GMT (16H45 à Paris) à Wall Street. En un an, il aura chuté de quelque 40%.

M. Flannery a également indiqué ultérieurement lors d'une conférence téléphonique avec les analystes que le groupe pourrait éventuellement se démembrer pour améliorer sa rentabilité. 

GE a indiqué qu'en plus de cette charge qui pèsera sur ses résultats du quatrième trimestre, sa société d'assurance-vie et d'assurance-maladie NALH (North American Life and Health) constituerait des réserves de 15 milliards de dollars sur sept ans qui seront financés par sa branche financière, GE Capital Global Holdings (GECGH), à hauteur de 3 milliards de dollars immédiatement et de 2 milliards de dollars par an entre 2019 et 2024.

M. Flannery a précisé que GE Capital avait actuellement quelque 31 milliards de dollars de trésorerie.

Le groupe s'était séparé d'une grande partie de GE Capital après la crise financière de 2008, mais avait notamment gardé des activités dans l'assurance.

GE a toutefois assuré que ce grand ménage comptable n'aurait "pas d'impact sur les activités industrielles."

- Possible démembrement ? -

GE avait annoncé en novembre un plan de restructuration prévoyant 20 milliards de dollars de cessions d'actifs et des milliers de suppressions d'emplois.

John Flannery a décidé de le recentrer sur trois activités: aéronautique (fabrication de moteurs d'avions), équipements et matériels de santé et énergie.

Le groupe a en particulier annoncé en décembre qu'il allait supprimer 12.000 emplois dans le monde au sein de sa branche Energie (GE Power).

Mardi, M. Flannery n'a pas écarté un éventuel démembrement du groupe entre ses différents secteurs d'activité. "Toutes les options sont sur la table et il n'y a pas de vache sacrée", a-t-il affirmé lors de la conférence téléphonique. 

Il a cité les exemples de Synchrony et de Baker Hughes. Synchrony, la filiale bancaire du groupe, avait été introduite en Bourse comme une unité séparée en 2014. GE avait annoncé en novembre qu'il pourrait aussi donner d'ici l'an prochain son autonomie à Baker Hughes (ingéniérie et services pétroliers).

"Ce sont deux exemples de comment nous pourrions procéder et c'est quelque chose que nous pourrions considérer pour d'autres parties de l'entreprise, que cela soit l'aviation ou la santé, et nous allons devoir procéder à tous ces examens", a poursuivi le PDG.

"Mais le vrai coeur de cette approche, c'est de s'assurer que toutes ces activités pourront prospérer dans les décennies à venir et qu'elles auront la structure capitalistique et les ressources pour investir", a-t-il ajouté.

L'agence de notation Standard and Poor's a souligné mardi que la charge financière n'aurait pas d'impact sur la note du groupe, qu'il avait abaissée à "A" début décembre.  

"Nous estimons que le segment financier sera capable d'apporter la contribution nécessaire sans avoir à recourir à des financements par la dette", a indiqué S&P, tout en constatant que la charge était "beaucoup plus forte que ce que nous avions anticipé auparavant".

S&P a estimé que les activités industrielles du groupe restaient "solides" en terme de liquidités et de qualité des actifs.

Le groupe américain avait notamment acquis en 2014 les activités dans l'énergie du français Alstom.

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