Gênes : sous le feu des critiques après l'effondrement du pont, le gestionnaire se défend

Gênes : sous le feu des critiques après l'effondrement du pont, le gestionnaire se défend
14 août 2018

Boursier.com, publié le mercredi 15 août 2018 à 12h30

Les critiques fusent en Italie au lendemain de l'effondrement du pont autoroutier de Gênes, qui a fait au moins 37 morts et 16 blessés. Le gouvernement italien a réclamé mercredi la démission des dirigeants de l'entreprise gestionnaire de l'autoroute A10 et lancé une procédure de révocation du contrat de concession.

Le pont Morandi, construit à la fin des années 1960, s'est rompu sur une longueur de 80 mètres mardi en fin de matinée alors qu'un violent orage s'abattait sur la capitale de la Ligurie. Plus d'une trentaine de véhicules ont basculé dans le vide et des blocs de béton se sont abattus sur une voie ferrée, des entrepôts et une rivière à cinquante mètres en contrebas.

Les opérations de secours se sont poursuivies toute la nuit. Quelque 400 pompiers participent aux recherches dans les décombres du viaduc. Le dernier bilan en date fait état d'au moins 37 morts et 16 blessés. Trois ressortissants français ont perdu la vie dans l'accident, a annoncé le Quai d'Orsay.

Le gouvernement demande un audit général

Le ministre italien des Transports, Danilo Toninelli, a annoncé mercredi matin un audit général des ponts et des tunnels vieillissants dans toute l'Italie. Il a également déclaré avoir lancé une procédure de retrait de la concession autoroutière accordée à la société Autostrade per l'Italia, filiale du groupe Atlantia.

"Autostrade per l'Italia n'a pas été capable d'assumer ses obligations dans le cadre de l'accord régulant la gestion de cette infrastructure", a-t-il dit sur l'antenne de la RAI. L'Etat réclamera également des sanctions significatives, a-t-il dit, ajoutant qu'elles pourraient atteindre les 150 millions d'euros. "Avant tout, la haute direction d'Autostrade per l'Italia doit démissionner", a-t-il par ailleurs écrit sur sa page Facebook.

La société Autostrade per l'Italia s'est défendue mercredi face à ces accusations. Dans un communiqué, elle affirme que le pont Morandi faisait l'objet de contrôles trimestriels, ainsi que l'exige la loi. Des vérifications supplémentaires au moyen d'équipements sophistiques ont été menés et des experts extérieurs consultés. Ces contrôles ont fourni des assurances suffisantes sur l'état de l'ouvrage, poursuit l'entreprise.

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