Gilets jaunes : de nombreux commerces touchés par les violences

Gilets jaunes : de nombreux commerces touchés par les violences©Boursier.com

Boursier.com, publié le lundi 18 mars 2019 à 16h10

Le président de la République serait prêt à interdire les manifestations sur l'avenue des Champs-Elysées.

L'acte 18 des Gilets jaunes qui s'est tenu samedi a été particulièrement violent. Dans Paris, des altercations ont eu lieu entre manifestants et forces de l'ordre, menant à 200 gardes à vue. Selon la Chambre de commerce et d'industrie de Paris et d'Île-de-France, 91 commerces ont été impactés, dont 80% lourdement touchés. Un plan d'urgence a donc été demandé permettant d'assurer la sécurité lors des prochains rassemblements.

Des ministres convoqués d'urgence

Sur les Champs-Elysées, les dégradations et violences ont atteint un niveau inédit depuis décembre. Des façades ont été incendiées et de nombreuses boutiques saccagées. Le vice-président du conseil régional d'Ile-de-France, Frédéric Péchenard, a annoncé sur franceinfo que la région voterait mardi un fonds de 1,5 million d'euros d'aide pour les boutiques et les commerces des Champs-Elysées.

Le président de la République, Emmanuel Macron, envisagerait d'interdire les manifestations sur l'avenue parisienne, a indiqué l'Elysée. Le chef de l'Etat, qui a réuni ce lundi en fin de matinée à l'Elysée ses ministres Christophe Castaner et Laurent Nunez, ainsi que Nicole Belloubet, a promis des "mesures fortes" "dans les meilleurs délais" pour prévenir une répétition de ces violences samedi prochain.

Un gouvernement de plus en plus fragilisé

Dans la capitale, 10.000 personnes ont manifesté samedi, tandis que sur l'ensemble du territoire, ils étaient 32.300 selon le ministère de l'Intérieur, soit près de 4.000 de plus que lors de l'Acte 17.

Pour le premier secrétaire du Parti socialiste (PS) Olivier Faure, "il y a aujourd'hui un gouvernement qui à l'évidence ne fait pas son travail", a-t-il déclaré dimanche dans le Grand Rendez-Vous sur Europe 1-Les Echos-CNews. "Pour l'exécutif et Emmanuel Macron, les images de samedi mettent à mal le début d'apaisement que le grand débat national semblait avoir réussi à installer", a de son côté commenté Bernard Sananès, le président de l'institut Elabe, sur Twitter.

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