Glyphosate : Nicolas Hulot prône une interdiction du pesticide pendant 3 ans

Glyphosate : Nicolas Hulot prône une interdiction du pesticide pendant 3 ans
Monsanto

Boursier.com, publié le lundi 23 octobre 2017 à 19h58

Le ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, a proposé lundi de prolonger l'utilisation du pesticide glyphosate, le temps de développer de nouvelles solutions pour les agriculteurs.

"On pourrait autoriser pour trois ans, ce qui serait une bonne échelle, et pendant ces trois ans, regarder tout ce qu'on pourrait trouver en termes d'alternatives", a dit Nicolas Hulot sur RTL. Selon lui, il faudrait également "aider ceux pour lesquels l'utilisation du glyphosate est indispensable à se pencher sur d'autres pratiques".

Les agriculteurs français ont d'ailleurs exprimé à de nombreuses reprises leur inquiétude, notamment via des manifestations...

Bruxelles tranche cette semaine

Le glyphosate est un herbicide jugé dangereux par les défenseurs de l'environnement qui entre notamment dans la composition du Roundup de Monsanto. Son autorisation d'utilisation dans l'Union européenne expire à la fin de l'année. Il n'est toutefois pas considéré comme cancérigène par l'Agence européenne des produits chimiques (ECHA).

La Commission européenne doit se prononcer mercredi sur la prolongation du produit pour dix ans. La France a déjà dit qu'elle voterait contre le projet. Les membres de la commission Environnement et Santé du Parlement européen ont adopté une résolution jeudi dernier réclamant à l'exécutif européen de retirer sa proposition en faveur du renouvellement du produit.

Calendrier de sortie

Un cinquantaine de députés La République en marche (LREM) a également demandé dans une tribune du 'Monde', dimanche, l'interdiction de la commercialisation et l'utilisation de l'herbicide le "plus rapidement possible". Le ministre de la Transition écologique et son homologue de l'Agriculture, Stéphane Travert, doivent établir un calendrier de sortie de ce produit.

Stéphane Travert a évoqué vendredi sur RTL la possibilité d'un retrait étalé sur une période de cinq à sept ans. "Laissez-le aussi discuter avec les partenaires et le gouvernement prendra ses décisions. L'idée qu'on soit en dessous de cinq ans me parait cohérent pour tout le monde", a précisé Nicolas Hulot...

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