Goodyear : les 832 anciens employés à nouveau devant les prud'hommes

Goodyear : les 832 anciens employés à nouveau devant les prud'hommes
Goodyear pneus usine en Australie

Boursier.com, publié le mardi 28 janvier 2020 à 14h48

Six ans après leur licenciement, les anciens salariés, qui contestent leur licenciement, réclament toujours justice.

Leur détermination est restée intacte... Six ans, quasiment jour pour jour, après avoir perdu leur emploi, les 832 anciens employés de Goodyear se sont retrouvés à nouveau devant la justice pour affronter le géant du pneumatique pour licenciement sans cause économique réelle et sérieuse.

Une audience de départage devant le conseil des Prud'hommes s'est en effet ouverte ce mardi à Amiens, alors que la première audience en 2018, qui avait été suivie par 400 à 500 personnes, n'avait pas permis de trancher sur le motif économique des licenciements.

Pour rappel, les "ex-Goodyear", qui ont régulièrement employé le terme de "patron voyou" pendant toute la période du conflit social, dénoncent notamment des bénéfices records, de 2 à 3 milliards de dollars, pour faire valoir leur opposition à la fermeture de leur l'usine.

De nouveaux arguments

Après un bras de fer de plus de six ans entre le personnel et la direction, l'usine Goodyear d'Amiens avait fermé en janvier 2014 - elle employait alors plus de 1.100 salariés. La ligne de défense devrait par ailleurs être la même. Alors que les anciens employés assurent que l'équipementier affichait une rentabilité record, les avocats de la direction plaident les difficultés financières, évoquant une dette de plusieurs milliards de dollars.

Mais selon les informations de 'France Bleu', l'ancien leader CGT de l'usine Goodyear d'Amiens Nord Mickael Wamen disposerait de nouveaux arguments attestant "de la très bonne santé financière de Goodyear" au moment des licenciements.

Quatre ans de rémunération par salarié-demandeur ?

Les plaignants réclament entre deux et quatre ans de salaire. Mickael Wamen affirme de son côté que l'entreprise pourrait être condamnée à quatre ans de rémunération par salarié-demandeur.

Par ailleurs, le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez s'est exprimé sur 'franceinfo' sur l'audience qui se tient ce mardi : "Évidemment, ils vont être rétablis en partie dans leurs droits, mais le compte n'y est pas. Le mal est fait", a-t-il regretté.

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