Google contre les éditeurs de presse : décision sous peu de la Concurrence

Google contre les éditeurs de presse : décision sous peu de la Concurrence©Boursier.com

Orange avec Boursier.com, publié le jeudi 08 juillet 2021 à 14h18

Le gendarme de la concurrence se prononcera dans "les tout prochains jours" sur le respect des mesures conservatoires qu'il avait prononcées l'an dernier à l'encontre de Google.

Le gendarme de la concurrence se prononcera dans "les tout prochains jours" sur le respect des mesures conservatoires qu'il avait prononcées l'an dernier à l'encontre de Google.

L'Autorité française de la concurrence publiera d'ici fin juillet sa décision dans le dossier des droits voisins impliquant Google, filiale d'Alphabet, et les éditeurs de presse. Cette annonce a été faite par sa présidente Isabelle de Silva lors de la présentation à la presse du rapport annuel de l'Autorité.

Le gendarme de la concurrence se prononcera dans "les tout prochains jours" sur le respect des mesures conservatoires qu'il avait prononcées l'an dernier à l'encontre de Google et qui le contraignaient à ouvrir des négociations de bonne foi avec les éditeurs de presse.

L'accord-cadre a été gelé

Plusieurs éditeurs estiment que les discussions avec le géant américain n'ont pas été menées de "bonne foi". Google ne leur aurait pas donné accès à certaines de ses données de trafic permettant de déterminer une rémunération pour les actualités publiées en ligne. Google a assuré le contraire à plusieurs reprises.

La filiale d'Alphabet a gelé l'accord-cadre de trois ans signé avec l'Alliance de la presse d'information générale (APIG) sur la rémunération des contenus de presse en ligne dans l'attente d'une décision de l'Autorité de la concurrence, selon des sources proches du dossier. Google et l'APIG, qui représente environ 300 titres de presse, ont annoncé la signature de l'accord-cadre en janvier.

Pas de commentaire sur TF1 et M6

Concernant le projet de rapprochement entre TF1 et M6, Isabelle de Silva n'a pas souhaité s'exprimer. L'autorité française de la concurrence doit prendre sa décision dans ce dossier d'ici l'été 2022.

Dans le cadre de ce rapprochement, le conglomérat Bouygues , propriétaire de la première chaîne privée française de télévision, prendrait le contrôle du nouvel ensemble avec une participation de 30%, tandis que l'allemand RTL, filiale de Bertelsmann, conserverait 16% de la nouvelle entité ainsi créée. L'un des sujets centraux sur lequel se penchera l'autorité de la concurrence concerne la publicité sur la télévision gratuite.

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