Grand Paris : le coup de gueule de Nicolas Sarkozy

Grand Paris : le coup de gueule de Nicolas Sarkozy

chef de l'Etat Nicolas Sarkozy

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Boursier.com, publié le mardi 05 décembre 2017 à 22h04

Nicolas Sarkozy se lâche dans une interview publiée sur le site de "L'Opinion" ! Et cette fois, le coup de gueule concerne l'épineux dossier du Grand Paris... "J'appelle tous les acteurs politiques à comprendre que les problèmes institutionnels n'intéressent pas les Franciliens", explique-t-il en soulignant qu'il est triste de voir certaines batailles "dérisoires par rapport à l'enjeu".

Pour l'ancien chef de l'Etat, qui a lancé le projet il y a dix ans, cette attitude n'est pas digne de ce gigantesque dossier... "J'ai voulu le Grand Paris des projets, pas celui des institutions" explique Nicolas Sarkozy.

Répartition des rôles

Sur le papier, la métropole du Grand Paris, dirigée par Patrick Ollier, est chargée des travaux dans les territoires, alors que la Société du Grand Paris (SGP) doit réaliser le nouveau métro, dont le budget est aujourd'hui à plus de 35 Milliards d'euros, contre 22 milliards d'euros initialement...

D'après Nicolas Sarkozy, ni les maires, ni la présidente de la région, ni un président de conseil départemental n'ont les compétences pour développer un tel projet : "Ce ne sont pas eux seuls qui peuvent aujourd'hui incarner, porter, réfléchir, réaliser le Grand Paris. Ils ont besoin du leadership de l'Etat", souligne l'ancien chef de l'Etat...

Arbitrages attendus

La présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, et les 234 maires franciliens, dont Anne Hidalgo la maire de Paris, sont, dans ce contexte, dans l'attente des arbitrages d'Emmanuel Macron sur la nouvelle organisation du Grand Paris, censée mettre un terme au "millefeuille territorial".

Le dépassement annoncé du budget du Grand Paris Express nourrit les inquiétudes sur ce gigantesque programme de travaux lancé pour désengorger le réseau actuel et relier les départements proches de la capitale. Les maires d'Ile-de-France redoutent désormais que le gouvernement, engagé dans une chasse aux économies pour résorber le déficit public, ne revoie le projet à la baisse...

Un chantier gigantesque

Rappelons que les travaux prévoient pas moins de 68 nouvelles gares et l'extension de plus de 200 kilomètres de lignes de métro automatique qui doivent améliorer les déplacements dans toute l'Ile-de-France, comme la ligne Charles de Gaulle Express (CDG Express) ou de la ligne 15 Sud du Grand Paris. Le montant total des lots de cette dernière, attribués à Vinci, Bouygues et Eiffage, s'élève à 3,7 milliards d'euros... L'ouverture partielle de ce réseau de transport public, partie intégrante du Grand Paris, est envisagée pour l'accueil des Jeux olympiques en 2024.

Emmanuel Macron doit se prononcer sur la nouvelle organisation du Grand Paris. Attendues mi-octobre, ces annonces devraient être connues d'ici janvier 2018...

Rapport en vue

Le préfet d'Ile-de-France, Michel Cadot, qui assiste au conseil de surveillance de la SGP, a remis un rapport au gouvernement sur le programme de réalisation du Grand Paris. Ce rapport doit intégrer la perspective des Jeux olympiques de 2024 et les surcoûts très importants qui sont apparus au cours des trois dernières années, a dit la secrétaire d'Etat auprès du ministère de la Transition écologique et solidaire, Brune Poirson.

"Dans le budget, il faut prendre en compte les coûts, le volume des emprunts et la durée des emprunts", tempère Patrick Ollier, qui estime que les surcoûts seront absorbés par les emprunts. "Je demande que tout soit mis en oeuvre pour terminer à temps ces travaux. Il peut y avoir des retards, mais cela ne doit pas empêcher la tenue des événements", ajoute-t-il.

Boucle loin d'être bouclée

Pour certains élus d'Ile-de-France, l'enveloppe de départ a été sous-évaluée... "L'argument du financement invoqué par le gouvernement peut suffire quand on sait que le Grand Paris Express n'est pas indexé sur les crédits budgétaires de l'Etat", a estimé un collectif de maires d'Ile-de-France, emmené par Anne Hidalgo, dans une tribune publiée dans Le Monde. "Le Grand Paris Express ne produira ses effets bénéfiques que si 'la boucle est bouclée', que s'il est réalisé dans son entièreté et dans les délais fixés", ont-ils ajouté, rappelant que le projet répond à des enjeux "considérables de mobilité".

"Il y a une dérive des surcoûts qui est inacceptable, qui met en péril les autres lignes du GPE", estime-t-on dans l'entourage de Valérie Pécresse, la présidente de la région. "La SGP doit revoir sa copie en maîtrisant les surcoûts, peut-être en revoyant la dimension de certaines gares, où un tiers du budget est parfois consacré rien qu'à la construction de la gare".  Qui aura le dernier mot ?

 
2 commentaires - Grand Paris : le coup de gueule de Nicolas Sarkozy
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    qasar3 -

    Voila comment on raisonne dans le public. Le budget est explosé; qu'à cela ne tienne, on révise le budget et on fait quand sans se préoccuper du financement du projet. De toute façon le budget révisé sera lui aussi explosé à la hausse. On se demande pourquoi on a besoin de faire des budgets sinon pour se faire épingler par la cour des comptes, vénérable institution qui malheureusement ne sert à rien puisque personne ne fait ce qu'ils recommandent.

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    cloclo726 -

    Bravo Sarko , un grand Paris pour faire quoi , encore piquer de la terre agricole pour la bétonne et polluer encore plus , Paris est très bien comme ca , la connerie des politicards ca suffit !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

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