Grande-Bretagne : des écarts de salaires hommes-femmes importants

Grande-Bretagne : des écarts de salaires hommes-femmes importants
femme cadre entreprise parité

Boursier.com, publié le jeudi 05 avril 2018 à 15h39

Les grandes entreprises britanniques avaient jusqu'à mercredi soir pour révéler les écarts salariaux entre leurs effectifs masculins et féminins, à la demande du gouvernement. Quelque 10.000 d'entre elles, comptant plus de 250 salariés, mais aussi des administrations, ont répondu. Il en ressort que 92% des sociétés ont admis l'existence de différences salariales entre les femmes et les hommes. Dans 78% des cas, cet écart est favorable à ces derniers - les femmes sont favorisées dans seulement 14% des cas. En moyenne en Grande-Bretagne, un homme gagne 12% de plus qu'une femme.

Les compagnies aériennes, en particulier les "low-cost" comme Ryanair, EasyJet et Flybe, figurent parmi les mauvais élèves. Ryanair paye en moyenne ses salariés 71,8% plus cher que ses salariées, la plupart de ses pilotes étant des hommes.

Les établissements bancaires sont aussi très mal notés : l'écart de salaire médian s'élève à plus de 43% chez Barclays, à plus de 36% chez Goldman Sachs et près de 33% chez Lloyds. Tous les secteurs favorisent les hommes, avec des chiffres particulièrement élevés dans la construction, la finance et l'assurance, l'éducation et la communication.

Obligation d'informer

Le Parti travailliste avait le premier mis en place, en 2010, une initiative visant à informer le public sur les écarts de salaire mais celle-ci était restée sans lendemain, après sa défaite aux élections. Theresa May a repris l'idée et lui a donné force de loi l'an dernier.

"En rendant cette information publique, les entreprises ne pourront plus dissimuler quoi que ce soit", écrit la Première ministre dans le Daily Telegraph. "Actionnaires et clients voudront voir les choses s'améliorer et les entreprises devront assumer leurs responsabilités si elles font défaut". Ce faisant, la Grande-Bretagne imite des pays tels que l'Australie, où l'obligation d'informer existe depuis 2012, et l'Allemagne.

Le service de gestion de commentaires évolue.

A compter du 29 mars, le Journal de Réactions et la publication de commentaires seront temporairement fermés.

Les discussions autour des sujets qui vous tiennent à cœur resteront prochainement possibles au travers d’un tout nouveau service vous permettant de réagir.