Greenpeace au large de Flamanville pour dénoncer le "fiasco" de l'EPR

Greenpeace au large de Flamanville pour dénoncer le "fiasco" de l'EPR
EDF

Boursier.com, publié le vendredi 16 août 2019 à 16h20

L'ONG est à bord du Rainbow Warrior ce vendredi pour dénoncer la politique nucléaire de la France.

Greenpeace veut mobiliser contre la pollution des déchets nucléaires. Le Rainbow Warrior III de l'ONG s'est rendu vendredi au large du Cotentin, d'abord devant l'usine Orano de la Hague, au niveau du tuyau d'évacuation de l'usine de retraitement de déchets nucléaires, "pour protester contre les rejets en mer de substances radioactives".

Le Rainbow Warrior navigue en ce moment même au large du Cotentin : une région magnifique mais qui est aussi l'une des plus nucléarisées de la planète. Nos militant-es sont là pour dénoncer cette overdose #nucléaire #ZéroDéchetRadioactif https://t.co/yXYgZm4thk
- Greenpeace France (@greenpeacefr)

"Energie sale"

"La filière nucléaire produit des déchets radioactifs en masse, mais ce que l'on sait moins c'est qu'elle déverse aussi les rebuts de ses activités radioactives et chimiques le long des côtes françaises. C'est une énergie sale qui contamine aussi les océans ", explique dans un communiqué Yannick Rousselet, chargé de campagne sur les questions nucléaires pour Greenpeace France. "Retraiter n'est pas recycler, loin s'en faut ! Moins d'1% des déchets retraités sont finalement ré-utilisés. Aujourd'hui, nous rappelons que cette politique a un coût, y compris pour l'environnement et les océans ", poursuit-il.

Après sa halte devant l'usine de la Hague, le navire de Greenpeace a poursuivi avec une étape devant le site de l'EPR de Flamanville, dénonçant le "fiasco" du projet de centrale nucléaire de 4ème génération. "Avec un prix qui a triplé et une mise en service sans cesse reportée (à minima à 2022), l'EPR de Flamanville est le symbole de l'échec industriel du nouveau nucléaire français et la preuve vivante que le nucléaire est une énergie du passé ", souligne Yannick Rousselet dans le communiqué.

Interdiction d'approcher

Le tribunal de Paris a enjoint le 19 juillet à Greenpeace France de "ne pas s'approcher à moins de 250 mètres" des convois de déchets nucléaires de deux filiales d'Orano (ex-Areva) et de ne "gêner ou entraver d'une quelconque façon les opérations de chargement ou de déchargement" de matières radioactives. Cette décision, relayée dans un communiqué par l'organisation de défense de l'environnement, court jusqu'au 25 septembre, date à laquelle s'achève le débat public sur la gestion des matières radioactives en France.

Le 12 juin dernier, notamment, des militants de Greenpeace France ont repeint en orange fluo, avec la mention "radioactif", cinq cuves d'un train transportant de l'uranium de retraitement en gare de Vierzon (Cher). L'uranium provenait de l'usine Orano de la Hague, à destination de l'usine de Pierrelatte (Drôme).

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