Grève à la RATP : une perte de 3 millions d'euros pour le vendredi noir

Grève à la RATP : une perte de 3 millions d'euros pour le vendredi noir©Boursier.com

Boursier.com, publié le vendredi 13 septembre 2019 à 17h05

D'après les informations de BFMTV et 'La Tribune', la grève pourrait coûter à la RATP au moins 3 millions d'euros pour la journée du vendredi 13 septembre.

L'opérateur de transports francilien risque de payer très cher sa journée noire... D'après les estimations de la RATP, révélées par BFMTV et 'La Tribune', le mouvement social des agents de la Régie causerait une perte de 3 millions d'euros par jour de grève, à cause notamment du manque à gagner sur les recettes voyageurs.

Pour rappel, l'ensemble des syndicats de la RATP avait appelé à une grève pour protester contre la suppression de leur régime spécial de retraite. Le mouvement a été suivi par 60 à 98% du personnel selon les secteurs. Vendredi matin, aucun métro ne circulait sur les lignes 2, 3, 3bis, 5, 6, 7bis, 10, 11, 12 et 13 du réseau parisien de la RATP. Beaucoup d'entreprises ont invité leurs employés à faire du télétravail.

A titre de comparaison, le grand mouvement contre la réforme ferroviaire en 2018 avait coûté à la SNCF 790 millions d'euros, d'après les calculs de la direction, soit 21 millions d'euros par jour.

Contrat non respecté

En théorie, la RATP doit assurer au moins 50% du service aux heures de pointe. Un accord lie d'ailleurs l'opérateur de transports et la région Ile-de-France. "Lorsque le service prévisible est inférieur ou égal à 75% du service contractuel de référence sur un ou plusieurs sous-réseaux, la RATP s'engage à maintenir un niveau de service d'au moins 50% du service normal pour chacun des sous-réseaux aux heures de pointe", stipule le contrat cité par l'AFP.

Mais pour Valérie Pécresse, ces conditions ne sont pas respectées au vu de l'ampleur du mouvement social. Un peu plus tôt dans la semaine, la présidente de la région Ile-de-France avait d'ailleurs prévenu qu'elle ne paierait pas la RATP si le service minimum n'est pas assuré.

Un remboursement des usagers ?

L'association des usagers des transports en Île-de-France a également réclamé un geste en raison de ce contrat non rempli. "Il faudrait donc un dédommagement ou remboursement partiel", a déclaré Bernard Gobitz, vice-président de l'association, invité de RMC vendredi. Lors des grèves de la SNCF en 2018, l'entreprise ferroviaire avait été contrainte de rembourser les abonnements de ses usagers en Ile-de-France. La RATP n'a pour l'heure pas réagi vis-à-vis d'un éventuel dédommagement des utilisateurs.

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