Grève surprise à Air Algérie

Grève surprise à Air Algérie

Un Boeing d'Air Algérie, le 11 octobre 2014 à Lesquin dans le nord de la France

AFP, publié le lundi 22 janvier 2018 à 17h53

Aucun avion d'Air Algérie n'a décollé lundi d'Alger, les appareils étant cloués au sol depuis le début de la matinée en raison d'une grève surprise des stewards et hôtesses, ont indiqué leur syndicat et la compagnie aérienne nationale.

Toute la journée, les vols de la compagnie au départ d'Alger étaient signalés "retardés" sur les panneaux de l'aéroport Houari Boumediene, ont constaté des journalistes de l'AFP sur place.

"Un mouvement de grève sans préavis a été déclenché par le personnel naviguant tôt le matin dès 04H00 (03H00 GMT). Les vols au départ d'Alger n'ont pas pu décoller", a indiqué Air Algérie dans un communiqué.

Un appareil affrété par Air Algérie devait décoller en fin d'après midi avec les passagers de deux vols vers Paris, selon un responsable de l'aéroport. 

Deux vols à destination de Marseille (sud-est de la France) devaient également être regroupés en fin de journée sur un appareil affrété, a indiqué à l'AFP un membre d'Air Algérie.

L'annonce du départ prévu de ces seuls vols vers la France a provoqué la colère de nombreux passagers d'autres vols et le ton est parfois monté avec les quelques membres visibles du personnel d'Air Algérie, a constaté une journaliste de l'AFP.

Quelques vols prévus dans l'après-midi continuaient d'être signalés "à l'heure" mais, selon un responsable de l'aéroport, certains étaient d'ores et déjà annulés.

Les vols d'Air Algérie ont atterri normalement dans la matinée à Alger, sans toutefois redécoller, perturbant in fine les liaisons à destination de la capitale algérienne. De nombreux vols étaient annoncés retardés, d'autres annulés, en provenance notamment de Lille (France) ou Rome.

Environ 70 vols -internationaux et intérieurs- étaient prévus au départ d'Alger lundi, selon les calculs de l'AFP.

Interrogée par la radio nationale, Mounia Bertouche, directrice de la communication de la compagnie, a estimé qu'il s'agissait d'une "grève surprise illégale" et annoncé qu'Air Algérie allait saisir la justice.

"Ce n'est pas une grève illégale", a assuré à l'AFP Karim Ourad, secrétaire général du Syndicat national du personnel naviguant commercial algérien (SNPNCA), assurant qu'un préavis de grève avait été déposé mais que la direction d'Air Algérie ne s'était pas rendue aux réunions de conciliation.

Les grévistes réclament le rétablissement d'un "échéancier" d'augmentation des salaires, conclu en janvier 2017 par la précédente direction de la compagnie et gelé par l'actuel patron, Bakhouche Alleche, à la tête d'Air Algérie depuis février 2017, a-t-il précisé à l'AFP.

Plusieurs centaines de passagers ont passé une partie de la journée dans le hall de l'aéroport, se plaignant de ne recevoir aucune information.

Devant les comptoirs d'Air Algérie, de nombreux passagers faisaient la queue pour obtenir des "attestations de retard" leur permettant de se faire rembourser leurs billets, tandis que des voyageurs désirant modifier leurs billets se massaient devant les bureaux de la compagnie.

D'autres se pressaient devant les bureaux d'autres compagnies, dont les vols au départ de la capitale algérienne n'ont pas été perturbés, selon la journaliste de l'AFP.

Le photographe et la vidéaste de l'AFP ont été empêchés de travailler dans l'aéroport par sa direction.

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