Grèves et carburant : des raisons de s'inquiéter ?

Grèves et carburant : des raisons de s'inquiéter ?©Boursier.com

Boursier.com, publié le mardi 24 décembre 2019 à 09h49

Le gouvernement se veut rassurant, alors que les transports en commun (SNCF et RATP en Île-de-France) subissent déjà de fortes perturbations.

Toutes les raffineries de France métropolitaine continuent à produire et six raffineries sur sept assurent leurs expéditions normalement, a assuré lundi la ministre de la Transition écologique et solidaire Elisabeth Borne.

"Actuellement, seuls deux dépôts sur 200 connaissent des difficultés temporaires dans leurs expéditions, et tous les autres dépôts assurent normalement leur fourniture de produits vers les stations-services", écrit la ministre dans un communiqué. "La situation ne donne donc lieu à aucune inquiétude."

Menaces de la CGT Chimie

Depuis le début du mouvement de grève le 5 décembre, les sept raffineries de pétrole sont affectées par des blocages mais le ton est monté d'un cran ce week-end avec la menace brandie par la CGT Chimie d'une mise à l'arrêt des installations.

La menace a été mise à exécution dimanche, avec l'enclenchement de la mise à l'arrêt de la raffinerie Petroinéos de Lavéra (Bouches-du-Rhône), et lundi à la raffinerie de Grandpuits (Seint-et-Marne). Des assemblées générales étaient également prévues dans d'autres raffineries dont celle de Feyzin (Rhône).

Dans les transports, pas de trêve pour Noël, notamment à la SNCF et à la RATP, en dépit des appels à la trêve lancés par le gouvernement. Ce mardi, seuls deux TGV sur cinq et quatre TER sur dix circuleront. Côté métro, six lignes demeureront fermées, selon les prévisions de la RATP.

Quatre chantier de discussion

Dans le collimateur des manifestants et des grévistes, la réforme du système des retraites voulue par Emmanuel Macron qui prévoit le remplacement des 42 régimes existants par un système universel par points.

Face au blocage persistant, l'exécutif a annoncé la semaine dernière une nouvelle série de discussions avec les partenaires sociaux début janvier sur quatre chantiers : pénibilité, transitions vers le futur système unique de retraites par points, minimum contributif et fins de carrière.

Reprise des pourparlers le 9 janvier

Le gouvernement continue toutefois de défendre l'instauration d'un âge pivot à 64 ans à l'échéance 2027, une option qu'il juge "juste" pour rééquilibrer financièrement le système mais un casus belli pour les syndicats réformateurs au premier rang desquels la CFDT.

Une nouvelle journée interprofessionnelle de manifestations et de grève est prévue le 9 janvier à l'appel de l'intersyndicale mobilisée contre la réforme (CGT-FO-FSU-Solidaires-FIDL-MNL-Unef-Unl).

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