Grèves SNCF : déjà un coût de 400 millions d'euros !

Grèves SNCF : déjà un coût de 400 millions d'euros !©Boursier.com

Boursier.com, publié le lundi 04 juin 2018 à 00h23

Le mouvement de grève en pointillé à la SNCF a repris samedi et dimanche, deux mois jour pour jour après le coup d'envoi. Cette grève aurait déjà coûté autour de 400 millions d'euros à la SNCF, selon 'Le Monde', qui cite une source proche du dossier... "Cette estimation prend en compte le coût subi, explique cette source, mais aussi le 'coût voulu', c'est-à-dire, les gestes commerciaux envers les clients et les usagers déjà annoncés pour les abonnés des TER, les titulaires du passe Navigo en Ile-de-France et pour les jeunes utilisateurs des TGV qui ont la carte TGVmax".

La facture va encore s'alourdir

Ces 400 millions d'euros représentent un tiers du bénéfice net 2017 du Groupe SNCF, rappelle le journal. Et ces pertes devraient encore se creuser, alors que la fin de la grève ne semble pas proche, et que de nouvelles mesures de compensation vont être annoncées pour les clients.

De leur côté, les syndicats ont amassé, via de nombreuses caisses de solidarité, de quoi aider les grévistes les plus impliqués. Selon 'Le Monde', une cagnotte de 1,18 million d'euros a été collectée sur Internet auprès de 30.000 donateurs...

De nouveaux amendements

Les sénateurs ont achevé dans la nuit de jeudi à vendredi l'examen de la réforme... Le projet de loi "pour un nouveau pacte ferroviaire" doit désormais faire l'objet d'un vote solennel, programmé le 5 juin, puis d'une commission mixte paritaire, à la mi-juin, chargée d'harmoniser la version ainsi validée et celle que l'Assemblée nationale a votée en première lecture le 17 avril.

La chambre haute a en effet introduit de nombreux amendements, dont une partie avec l'aval du gouvernement et sur proposition des syndicats réformistes, pour préciser le volet social de la réforme.

Les sénateurs n'ont en revanche pas abrogé les grands principes de la réforme : l'ouverture à la concurrence, la fin du statut de cheminot pour les nouvelles recrues et la transformation juridique de la SNCF. Un échec en commission mixte paritaire retarderait la fin du processus législatif et donc potentiellement la résolution de la crise...

Pression maintenue

L'Unsa et la CFDT promettent de maintenir la pression sur l'exécutif au moins jusqu'à la commission mixte paritaire, à la suite de quoi elles décideront ou non de poursuivre la grève.

La CGT et Sud, qui se situent sur une ligne plus dure, ne donnent pour le moment aucun indice laissant envisager une fin complète de la mobilisation avant son terme théorique, le 28 juin...

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