Hong Kong : le DG de la compagnie Cathay Pacific démissionne

Hong Kong : le DG de la compagnie Cathay Pacific démissionne©Boursier.com

Boursier.com, publié le vendredi 16 août 2019 à 15h12

Ce départ soudain reflète une pression de plus en plus forte sur les sociétés installées dans l'ancienne colonie britannique rendue à la Chine en 1997.

Le directeur général de Cathay Pacific, le Britannique Rupert Hogg, a démissionné vendredi, conséquence de tensions qui durent depuis plusieurs semaines. La Chine surveille étroitement l'implication des employés de la compagnie aérienne de Hong Kong dans les manifestations contre le pouvoir communiste chinois.

Ce départ soudain reflète une pression de plus en plus forte sur les sociétés installées dans l'ancienne colonie britannique rendue à la Chine en 1997. Les liens étroits de Cathay avec la Grande-Bretagne via un de ses actionnaires, le groupe Swire Pacific, en font un symbole du passé colonial de Hong Kong. Cathay est également détenue par la compagnie chinoise Air China. Rupert Hogg sera remplacé par Augustus Tang, qui dirige la Hong Kong Aircraft Engineering Company, une société qui fait partie du groupe Swire Pacific, comme Cathay.

Cathay se dit pleinement attachée à Hong Kong

Cathay Pacific avait déjà mis fin au contrat de deux pilotes pour avoir participé à des manifestations illégales à la demande de l'autorité de réglementation de l'aviation chinoise. Le président de Cathay, John Slosar, a estimé que la réputation de la société et de sa marque étaient en jeu. "Nous pensons donc qu'il est temps de mettre en place une nouvelle équipe de direction capable de rétablir la confiance et de conduire la compagnie aérienne vers de nouveaux sommets", a-t-il déclaré.

Cathay se dit pleinement attachée à Hong Kong selon le principe "Un pays, deux systèmes" prévu par les accords de rétrocession à la Chine.

Occupation de l'aéroport

De nouvelles manifestations sont prévues tout au long du week-end malgré la menace d'intervention de la Chine. Depuis deux mois, les manifestations ont donné lieu à des incidents violents de plus en plus nombreux. La tension est encore montée d'un cran cette semaine avec l'occupation de l'aéroport international de la ville, qui a conduit à une suspension partielle du trafic aérien lundi et mardi.

Représentants du pouvoir à Pékin et presse officielle chinoise ont prévenu que la Chine avait la possibilité d'intervenir pour réprimer les manifestations à Hong Kong. Plusieurs centaines de paramilitaires chinois ont effectué jeudi des exercices de contrôle des foules dans un stade de Shenzhen, ville de Chine populaire frontalière de Hong Kong.

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