Hôtellerie : la situation "ne va pas aller en s'arrangeant", prévient le patron d'Accor

Hôtellerie : la situation "ne va pas aller en s'arrangeant", prévient le patron d'Accor
PDG Accor

Boursier.com, publié le mardi 20 octobre 2020 à 12h12

Le patron du géant français de l'hôtellerie se montre pessimiste sur un éventuel rebond de la fréquentation avec les vacances de la Toussaint. "Ça ne va pas être très joli", a-t-il averti...

Très lourdement impacté depuis le mois de mars par la crise sanitaire, le secteur hôtelier devrait continuer à souffrir dans les semaines à venir. Interrogé ce mardi sur les mesures de couvre-feu mises en place dans certaines villes et les conséquences de l'épidémie de Covid-19 sur son secteur, le PDG du groupe hôtelier Accor a en effet estimé que la situation "ne va pas aller en s'arrangeant" pour l'hôtellerie française.

Pour rappel, le couvre-feu s'applique à la région Île-de-France, et à huit métropoles : Grenoble, Lille, Lyon, Aix-Marseille, Rouen, Toulouse, Montpellier. Il se fait entre 21 heures et 6 heures du matin et doit durer quatre semaines" pour faire face à la situation sanitaire "préoccupante", comme l'avait indiqué le président de la République.

S'il affirme comprendre "la décision prise par le gouvernement", Sébastien Bazin se dit "effondré" par ces nouvelles mesures de restrictions. "C'est compliqué pour nous de réagir parce que chaque semaine qui passe, les chiffres disent quelque chose de différent", a-t-il expliqué.

"Le rebond a duré du 1er juillet au 4 septembre"

Le PDG du groupe hôtelier, qui compte quelque 5.000 hôtels dans le monde, estime que l'été a permis de rebondir grâce aux Français "qui étaient au rendez-vous". "Dans tout le littoral, ça s'est bien passé. Sur l'Atlantique et la Méditerranée, tout a aussi pratiquement aussi bon que l'année dernière pour la clientèle locale", a-t-il détaillé, soulignant toutefois que "les touristes étrangers n'étaient pas là".

Mais le rebond n'a pas tenu avec l'arrivée de "la deuxième vague". "Cet été, on était à -40% par rapport à l'année dernière : au mois de mars/avril, on était à -90%. Il y a eu un rebond parce que les hôtels ont rouvert. Et puis maintenant, on est revenus à -60% : le rebond a duré du 1er juillet au 4 septembre", a ainsi précisé Sébastien Bazin.

Des tests rapides dans les hôtels ?

Le patron du géant français de l'hôtellerie, qui prévoit de supprimer 1.000 emplois dans le monde après avoir accusé une perte nette de 1,5 milliard d'euros au premier semestre, reste également pessimiste sur un éventuel rebond de la fréquentation en France avec les vacances de la Toussaint. "On n'en sait fichtre rien parce que maintenant les gens réservent à 4 jours de leur départ. Mais ça ne va pas être très joli", a-t-il averti.

Par ailleurs, Sébastien Bazin est revenu sur la question des "tests rapides" dans les hôtels. "On ne demande que ça ! Dès lors que le test est mis en place, on va être capables d'ouvrir au plus grand nombre en testant les gens sur place, dès lors que la réponse est entre 15 et 30 minutes", a-t-il expliqué.

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