IAG démarre très fort l'année mais se fait éconduire par Norwegian

IAG démarre très fort l'année mais se fait éconduire par Norwegian
Le groupe aérien IAG, maison mère de British Airways et Iberia, n'a pas réussi à convaincre la low cost Norwegian, qui a repoussé ses avances

AFP, publié le vendredi 04 mai 2018 à 11h51

Le groupe aérien IAG, maison mère de British Airways (BA) et Iberia entre autres, a vu ses résultats s'envoler au premier trimestre mais s'est cassé le nez sur la low cost Norwegian, qui a repoussé ses avances.

Après une réforme du système de retraite de BA et sur fond de trafic bien portant, International Consolidated Airlines Group (IAG) a dégagé un bénéfice net de 794 millions d'euros au premier trimestre, contre 57 millions d'euros un an plus tôt (d'après des chiffres recalculés en raison d'un changement de norme comptable). 

Hors éléments exceptionnels, ce bénéfice net a été quand même quasiment triplé, à 206 millions d'euros, a expliqué le groupe dans un communiqué vendredi.

Le groupe a profité de la fin d'un plan de retraite des salariés de British Airways, remplacé par un nouveau système présenté comme plus "flexible". Ce changement pour un système moins généreux pour les employés a permis au groupe de drastiquement réduire les montants provisionnés pour les pensions de BA, ce qui s'est traduit par un gain exceptionnel de 678 millions d'euros enregistré au premier trimestre des comptes d'IAG. 

Hormis cet élément particulier, les comptes d'IAG ont bénéficié d'un meilleur taux de remplissage de ses avions et de billets facturés plus cher, a précisé le groupe qui, outre la britannique BA et l'espagnole Iberia compte une autre compagnie espagnole en son sein, Vueling, ainsi que l'irlandaise Aer Lingus. 

IAG, qui n'a pas fourni de chiffres détaillés de trafic ou de revenu compagnie par compagnie cette fois, a expliqué avoir profité au premier trimestre d'un weekend de Pâques plus précoce que l'an passé - il a débuté à la fin mars en 2018 - mais a aussi insisté sur "la poursuite d'améliorations débutées en 2017".

In fine, son chiffre d'affaires a augmenté de 2,1%, à 5,022 milliards d'euros, et son bénéfice opérationnel (hors exceptionnels) a grimpé de 75% à 280 millions d'euros, ses coûts ayant été quasiment stables.

IAG a répété qu'il prévoyait une "augmentation" de son bénéfice opérationnel en 2018 à prix du kérosène et taux de changes constants, sans donner de chiffre. 

Son action décollait de 5,15% à 673,60 pence peu après 09H00 GMT à la Bourse de Londres, les investisseurs saluant ces résultats solides. 

- Norwegian dit 'nei' -

Le groupe, qui avait fait part le 12 avril de son intérêt pour la compagnie à bas coûts Norwegian Air Shuttle (NAS), a vu ses premières avances repoussées.

Dans une présentation aux investisseurs, il dit avoir "été en contact avec le conseil d'administration de Norwegian à propos d'une offre potentielle, sans parvenir à un accord".

"IAG évalue ses options à propos de Norwegian", a conclu le groupe, dont le directeur général, Willie Walsh, a refusé de s'exprimer sur le sujet auprès des journalistes.

À Oslo, Norwegian a indiqué avoir reçu "deux propositions conditionnelles séparées d'IAG" en vue d'une acquisition de 100% de son capital.

"Ces propositions ont été examinées conjointement avec les conseillers financiers et juridiques de NAS, et ont été rejetées à l'unanimité parce qu'elles sous-évaluaient NAS et ses perspectives", a précisé le transporteur norvégien, sans fournir plus de détails.

L'action Norwegian chutait de 8,75% à la Bourse d'Oslo peu avant 09H00 GMT à la suite de ces informations - même si le titre reste en très forte hausse (+60,7%) depuis un mois.

Les spéculations sont montées autour de possibles offres d'achat sur Norwegian, la troisième compagnie à bas coûts en Europe après Ryanair et EasyJet, après la sortie du bois du 12 avril d'IAG, qui a déjà pris 4,61% du capital de la compagnie. 

Le 26 avril, Norwegian a assuré que "plusieurs demandes" avaient été effectuées à son égard depuis l'annonce d'intérêt d'IAG - tout en refusant de dévoiler l'identité des courtisans. 

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