Il sera bientôt possible de démissionner et de toucher le chômage..

Il sera bientôt possible de démissionner et de toucher le chômage..
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Boursier.com, publié le lundi 14 octobre 2019 à 10h53

L'Unedic table sur 17 à 30.000 bénéficiaires par an, qui se lanceraient dans un projet de formation ou de création/reprise d'entreprise.

L'objectif est de favoriser la mobilité professionnelle des actifs en leur garantissant un revenu de remplacement le temps de leur reconversion, qui dure en moyenne 15 mois. A partir du 1er novembre, les démissionnaires pourront toucher le chômage, conformément à une promesse de campagne d'Emmanuel Macron.

La mesure, votée en septembre 2018 dans le cadre de la loi "sur la liberté de choisir son avenir professionnel", a été appliquée cet été par décret avec la réforme de l'assurance-chômage. L'Unedic table sur 17 à 30.000 bénéficiaires par an, qui se lanceraient dans un projet de formation ou de création/reprise d'entreprise...

Un million de cas par an

Coût de cette nouveauté : environ 300 millions d'euros pour l'assurance-chômage. La démission étant en France la première cause de rupture de CDI, avec plus d'un million de cas par an, la facture est néanmoins difficile à chiffrer. Une enquête Ifop datant de novembre 2018, peu après le vote de la loi, montrait qu'un cadre sur trois envisageait de démissionner, dont la moitié dans les douze mois.

Dans son programme de campagne, Emmanuel Macron s'était engagé sur une indemnisation sans condition, mais une fois tous les 5 ans seulement. A l'époque, l'institut Montaigne l'avait mis en garde contre une facture de taille : environ 2,7 milliards, soit le double des projections du candidat.

Comment démissionner ?

Actuellement, certains démissionnaires peuvent toucher le chômage, par exemple ceux qui rompent leur contrat de travail pour suivre un conjoint qui change de lieu de résidence pour exercer un nouvel emploi, salarié ou non salarié.

Le cas du non-paiement de salaires ou d'un problème avec le contrat de travail est également pris en compte...

La réforme s'annonce donc un peu plus stricte qu'initialement annoncé par Emmanuel Macron. En plus des 5 ans d'ancienneté, un salarié devra demander avant sa démission un conseil en évolution professionnelle (CEP) auprès d'un opérateur agréé puis faire valider son projet par une commission paritaire (syndicats/patronat) de sa région...

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