Immobilier : l'envolée des arnaques aux fausses annonces

Immobilier : l'envolée des arnaques aux fausses annonces
Immobilier annonces

Boursier.com, publié le jeudi 17 octobre 2019 à 17h49

Pharos, la plateforme de signalement des contenus illicites du gouvernement, a recensé plus de 7.000 alertes l'an dernier.

Prix dérisoires et offres alléchantes, les fausses annonces de location envahissent la toile. Le phénomène inquiète d'ailleurs de plus en plus les autorités. Selon une enquête du 'Parisien', le numéro d'Info Escroqueries, mis en place par l'Etat, a enregistré plus de 600 appels concernant des fausses locations depuis le début de l'année, soit une hausse de 30% par rapport à 2018.

"Si l'on compte les fausses offres de locations, de ventes et d'achats d'appartements, le phénomène est important. On a reçu, l'an dernier, 7.000 alertes sur Pharos", la plate-forme de signalement mise en place par la police, a indiqué au quotidien le commissaire divisionnaire François-Xavier Masson, chef de l'Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l'information et de la communication (OCLCTIC).

De son côté, la présidente de PAP (le site immobilier de "Particulier à Particulier"), Corinne Jolly, a affirmé avoir bloqué plus d'une offre de location sur quatre pour cause d'escroquerie potentielle, selon le journal.

Des méthodes différentes

Les méthodes frauduleuses sont nombreuses. Mais la plus utilisée reste celle de l'annonce qui décrit un bien immobilier loué à un prix alléchant. La personne ayant posté l'annonce demande alors une somme d'argent aux personnes intéressées pour que le logement leur soit réservé.

Le quotidien explique également que des pseudo-propriétaires proposent de régler la location en une seule fois, "en échange d'un rabais de 25 % avant de disparaître dans la nature une fois payé".

Enfin, d'autres types de pièges ont également été repérés. Certains escrocs piratent la boîte mail de propriétaires annonceurs puis redirigent les messages vers leur propre boîte mail, où ils publient des annonces déjà existantes. Pour éviter d'être repérés, les escrocs ont parfois recours à des comptes bancaires proposés par des néobanques, telles que comme N26 ou Revolut.

Des pratiques encore difficiles à contrer

Face à la montée des arnaques aux fausses annonces, les sites d'annonces immobilières souhaitent accroître les mesures de prévention. Certains utilisent également des outils informatiques tels que des algorithmes capables de repérer les annonces suspectes. Le BonCoin possède pour sa part un système de pistage.

Mais ces pratiques frauduleuses restent encore difficiles à contrer pour les autorités. Les victimes sont d'ailleurs rarement remboursées. "Nous avons arrêté une bande spécialisée, mais sur les 3 millions de préjudice, nous en avons récupéré que 70.000 euros. Tout le reste avait déjà quitté la France", a confié au 'Parisien' Florian Fonteneau, chef de brigade à l'OCLCTIC.

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