Japon: inflation, consommation, chômage, de bons indicateurs en novembre

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 Vue prise le 17 août 2017 de conteneurs attendant au port de Tokyo. Le Japon a publié mardi une volée d'indicateurs de bon augure pour son économie

Vue prise le 17 août 2017 de conteneurs attendant au port de Tokyo. Le Japon a publié mardi une volée d'indicateurs de bon augure pour son économie

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© AFP, Kazuhiro NOGI
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AFP, publié le mardi 26 décembre 2017 à 10h37

Petite accélération surprise de l'inflation, sursaut bien plus important que prévu de la consommation des ménages et quasi plein-emploi: le Japon a accueilli mardi une salve d'indicateurs de bon augure pour son économie, mais devra encore résoudre l'équation des salaires.

La hausse des prix dans le pays, hors produits frais, s'est fixée à 0,9% sur un an le mois dernier, atteignant ainsi un nouveau plus haut depuis le début de l'année, selon des statistiques du ministère des Affaires intérieures.

Les économistes du consensus Bloomberg s'attendaient à une inflation stable par rapport à octobre, où elle s'était établie à 0,8%.

Toutefois, en excluant également les prix de l'énergie, qui ont grimpé de 5,9% le mois dernier, l'inflation est restée modeste, à 0,3%, contre 0,2% en octobre.

Aussi la Banque du Japon (BoJ) s'est-elle abstenue de tout triomphalisme: "Le chemin est encore long pour atteindre l'objectif de stabilité des prix de 2%", a ainsi rappelé mardi son gouverneur, Haruhiko Kuroda, lors d'un discours à Tokyo.

La BoJ, qui compte atteindre cette cible à l'horizon 2019/2020 au plus tôt, a maintenu jeudi dernier sa politique monétaire ultra-accommodante, visant à stimuler l'investissement et le crédit, pour tourner la page de la déflation qui a plombé l'économie nipponne durant deux décennies et qui continue de marquer les mentalités.

- 'Virtuellement au plein-emploi' -

"Beaucoup d'entreprises craignent de perdre des clients si elles augmentent leurs prix", car les consommateurs nippons, accoutumés à la tendance déflationniste, restent réticents à accepter des tarifs plus élevés, a rappelé M. Kuroda.

La consommation des ménages est actuellement le maillon faible de l'économie nipponne, et elle est considérée comme un facteur clé pour stimuler l'inflation.

Elle a cependant vivement rebondi en novembre (+1,7% sur un an), après avoir stagné en octobre. C'est sa deuxième plus forte hausse cette année, après 2,3% en juin, et le chiffre est nettement supérieur aux attentes des économistes du consensus Bloomberg, qui escomptaient une progression de 0,5%.

Autre bonne nouvelle: le taux de chômage s'est encore réduit en novembre, tombant à 2,7% de la population active, soit un nouveau plus bas depuis novembre 1993. Ce taux était rivé à 2,8% depuis juin.

L'écart entre les offres et les demandes d'emploi s'est encore légèrement creusé le mois dernier, avec 156 offres pour 100 demandes, un nouveau record depuis janvier 1974.

"Avec un taux de chômage ancré sous les 3%, l'économie japonaise est virtuellement au plein-emploi", a commenté mardi M. Kuroda.

Grâce notamment à l'amélioration de la conjoncture mondiale, dopant les exportations de son industrie, et le volontarisme de la BoJ, la troisième économie mondiale connaît sa plus longue période de croissance ininterrompue depuis 1999-2001, avec 7 trimestres consécutifs, une série en cours.

- Chasser 'l'esprit déflationniste' -

Cependant, davantage que par la croissance économique, la pénurie actuelle de main-d'oeuvre s'explique notamment par l'important vieillissement démographique auquel le pays est confronté, et par la proportion toujours élevée de femmes au foyer. Le faible taux de chômage masque en outre une précarisation croissante de nombreux emplois, faiblement rémunérés.

Les salaires représentent un autre front crucial pour l'économie japonaise: leur hausse doit permettre d'enclencher un cercle vertueux avec la consommation et l'inflation.

Car une inflation forte sans hausse suffisante des salaires "affecterait la demande intérieure et aurait un impact négatif sur l'économie", prévient Masaki Kuwahara, économiste de Nomura Securities, interrogé par l'AFP.

"Le rythme de croissance des salaires est plus poussif que lors des phases précédentes de reprise" économique, a d'ailleurs relevé mardi M. Kuroda.

Durant les années de déflation, les firmes japonaises ont privilégié la stabilité, évitant ainsi des licenciements massifs et des baisses de salaires. Aussi elles ne peuvent pas simplement augmenter du jour au lendemain les salaires quand l'économie repart et qu'il y a une pénurie de main-d'oeuvre sur le marché du travail, selon le gouverneur de la BoJ.

Mais pour continuer d'augmenter leur potentiel de croissance, les firmes japonaises sont vouées à payer des "salaires appropriés" afin de conserver et d'attirer des talents, a-t-il encore affirmé.

Le Premier ministre Shinzo Abe a appelé mardi les entreprises du pays "à se défaire complètement de l'esprit déflationniste" et à augmenter les salaires "d'au moins 3%" à l'occasion de négociations salariales au printemps prochain, selon des propos rapportés par l'agence de presse Jiji.

 
2 commentaires - Japon: inflation, consommation, chômage, de bons indicateurs en novembre
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    ajlbn -

    réaction publiée elle!

    C'est évident, dès qu'une de ces familles habite un immeuble, c'est le désordre et les propriétaires ou locataires préfèrent partir car la cohabitation avec ces gens n'est pas possible, trop de bruits, manque d'hygiène et de propreté, mauvais état d'esprit... ils se tiennent mal !
    signaler au modérateur commenter


    Mon commentaire rejeté et repassé 54 fois systématiquement
    Statut : en attente de publication

    Il y a une minute


    A nissa2004 - vous donnez un exemple, avec une population d'origine déterminée, et un comportement qui n'a pas l'air de celui défini par les textes: " usage en bon père de famille, selon la formule. Je peux vous en citer une série, dans lesquels les gens incriminés étaient des prétendus Français de souche, ou des intégrés depuis des générations. Alors ne jamais faire d'un cas d'espèce une généralité. Dans toutes les communautés, il y a des gens curieux, profiteurs, égoïstes et sans respect pour autrui. Voire même insultants ou méprisants. Et certains très hauts placés. Il se trouve que le marché du logement est gangréné par des profiteurs qui louent des lieux indignes. C'est factuel.
    54< censuré = repassé
    Mon journal est "ouvert" chacun peut aller consulter le nombre de fois ou je suis censuré abusivement et systématiquement! Les xénophobes et racistes ordinaires ont le droit de s'exprimer, ailleurs, les insultes fusent mais ceux qui tentent d'apporter des avis factuels et courtois sont victimes d'ostracisme ! Traitement égal pour tous, mon œil! Police politique de la censure : oui!

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    ajlbn -

    «Plus personne à la rue cet hiver» : pour Noël, le DAL rappelle à Macron sa promesse


    Statut : en attente de publication

    Il y a 3 minutes


    Oui, mais pour reprendre la phrase préférée de Macron, mais "en même temps", il n'est pas le Père Noël! Dans les commentaires, certains parlent des migrants, et veulent fermer des portes que leurs propres ancêtres réfugiés, ont peut être dû franchir un jour, mais à Marseille, 3 SDF sont morts en peu de temps! Donc rien à voir avec la xénophobie ambiante!
    02 <<< censuré - repassé
    Curieux, à chaque fois que j'invite les xénophobes et racistes à regarder dans leur généalogie pour vérifier si des réfugiés et migrants n'ont pas participé à leur venue sur terre, je suis censuré! Un autre avis est bloqué depuis hier systématiquement, et quand on ose apporter un commentaire à un avis de racisme ordinaire, on est rejeté! J'en ai un censuré et repassé plus de 50 fois!
    Je repasse mon commentaire autant de fois que nécessaire. Cordialement et bon esprit de Noël! Par contre allez voir dans la rubrique finance les insultes les grossièretés passent sans problème et sans même qu'un modérateur ne daigne intervenir pour y mettre fin de sa propre initiative! Traitement égal pour tous: mon œil!

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