Journée cruciale au Sénat américain sur la baisse de la fiscalité

Journée cruciale au Sénat américain sur la baisse de la fiscalité

Donald Trump au Capitole avec le chef de file des républicains au Sénat Mitch McConnell et le sénateur John Barrasso, le 28 novembre 2017

A lire aussi

AFP, publié le vendredi 01 décembre 2017 à 04h00

La majorité républicaine du Sénat américain va tenter vendredi de surmonter d'ultimes différends pour adopter sans délai la grande baisse d'impôts promise par le président Donald Trump.

Alors que l'optimisme dominait jeudi, un accroc de dernière minute a forcé les chefs de la majorité à reporter à vendredi le gros des débats, ainsi que les votes sur les amendements les plus importants et sur l'adoption de l'ensemble du texte par la chambre haute du Congrès.

"Nous travaillons d'arrache-pied pour parvenir à 50 voix", a déclaré le sénateur du Texas Ted Cruz, sur Fox News.

Il y a 52 républicains sur 100 sièges, et la majorité n'a donc droit qu'à deux défections, tous les démocrates étant opposés.

La cause du problème de jeudi soir est la forme technique du mécanisme, réclamé par certains conservateurs, pour limiter la hausse des déficits publics dans la prochaine décennie. La façon dont un article était rédigé a été retoqué in extremis, forçant la majorité à revoir sa copie.

L'espoir est de parvenir à un compromis vendredi, ce qui donnerait Donald Trump une grande victoire politique. La Chambre des représentants a déjà adopté une version de la réforme fiscale le 16 novembre. Si le Sénat adopte la sienne, les deux chambres devront harmoniser leurs textes et revoter, avec un objectif fixé à la fin de l'année.

- 'Arnaque' -

La majorité républicaine est relativement soudée sur l'architecture de la réforme: une forte baisse d'impôts pour les entreprises et pour les particuliers, ainsi qu'une grande simplification fiscale qui permettrait aux Américains de remplir leur déclaration d'impôts sur une "carte postale", alors qu'aujourd'hui des millions de contribuables utilisent des logiciels payants ou des comptables pour remplir leurs feuilles d'impôts.

Le but affiché: soulager la classe moyenne et doper la croissance.

Jeudi matin, l'optimisme dominait. John McCain, l'un des trois sénateurs qui avait coulé l'abrogation de la loi santé de Barack Obama cet été, a annoncé qu'il voterait "oui", et plusieurs sénateurs promettaient que le vote final serait positif.

Mais certains conservateurs, emmenés par Bob Corker et Jeff Flake, s'inquiètent de voir leur parti fouler aux pieds l'orthodoxie budgétaire qu'il a longtemps prêchée lorsque Barack Obama occupait la Maison Blanche.

La réforme ajoutera en effet 1.000 milliards de dollars aux déficits publics sur la prochaine décennie, selon une nouvelle analyse publiée jeudi par le Joint Committee on Taxation.

Ces experts estiment que la baisse d'impôts coûtera 1.400 milliards de dollars aux comptes publics entre 2018 et 2027, qui seront partiellement compensés par environ 400 milliards de recettes fiscales générées par un regain de croissance du PIB estimé à 0,8 points par an en moyenne sur la décennie.

D'autres républicains transigent sur tel ou tel article: le taux d'imposition des sociétés en nom propre, les avantages fiscaux pour les familles avec enfants, ou encore la suppression, glissée dans le plan, de l'obligation de souscrire une assurance maladie qui est l'un des piliers de la loi santé de Barack Obama. Même le taux final de l'impôt sur les sociétés pourrait être de 21 ou 22%, au lieu des 20% réclamés par Donald Trump (actuellement, ce taux est de 35%).

Enfin, l'inclusion d'une mesure qui ouvrirait des terres protégées de l'Alaska aux forages pétroliers est contestée par de nombreux démocrates.

L'opposition démocrate, unie contre le projet, argumente de son côté que la réforme penche trop du côté des entreprises et des plus fortunés. Une analyse du Tax Policy Center montre que tous les niveaux de revenus gagneront en pouvoir d'achat, mais que les 5% de ménages les plus aisés profiteront relativement plus de la refonte fiscale.

"Au lieu de réformer la fiscalité pour aider vraiment la classe moyenne, Donald Trump et le parti républicain ont décidé de les arnaquer", a déclaré la sénatrice démocrate d'Hawaï Mazie Hirono.

 
1 commentaire - Journée cruciale au Sénat américain sur la baisse de la fiscalité
  • avatar
    JON-DE-LIONNE -

    Encore de la censure, toujours de la censure injustifiée sur le forum orange
    et bien puisque dans cette rubrique " finance" il semblerait qu'il y ait un bug ....

    référence à l'article :

    Facebook : des IA pour prévenir le suicide
    Statut : refusé
    Il y a 20 minutes
    le 30 11 2017 à 11 52

    Moi je préfère l'intelligence naturelle d'un MC Solar qui bien avant Schiappa et tant d'autres nouveaux moralisateurs en Marche vers un abrutissement conduisant à confier l'avenir de nos sociétés à des abrutis qui pensent dominer le monde au travers de leur réseaux qu'ils osent encore qualifier d e sociaux et en se revendiquant ,comme c'est monnaie courante dans nos sociétés consuméristes, de progrès pour l'humanité , et qui dit en utilisant autre chose que de la connerie artificielle : " Douce comme de l’hydromel je suis en affection puis me glisse, m’immisce entre les cuisses lisses de la miss. Ses yeux se plissent et elle dit stop ton vice "

    C'est tout de même nettement plus beau que de savoir qu'un Marc Tasdesuc ( traduction simultanée du mot Allemand ZUCKERBERG) veut se glisser dans l'esprit de chacun pour le formater à sa main ?

    Enfin moi ce que j'en dis !


    le 30 11 2017 à 12 33

    les fonctionnaires des préfectures ont bien compris quels bénéfices immédiats ils pouvaient tirer de la "complication" des remises de cartes grises aux usagers!

    c'est honteux et scandaleux que de tels comportements...et ce ne sont pas des propos comme ça en l'air , mais uniquement des faits avérés vérifiables et démontrables !

    plus de trois mois pour obtenir une nouvelle carte grise après une perte de papiers...et alors quand cela tombe au moment d'un contrôle technique ...alors là c'est franchement un moment historique synthétisant toute la connerie de la France résumée dans son administration et ses fonctionnaires :
    " oui mais pour faire le contrôle technique il faut la carte grise, ...oui mais pour faire la carte grise il faut le contrôle technique...on croirait des Gogols dans un bocal à poissons rouges !



    Encore de la censure, toujours de la censure injustifiée sur le forum orange
    et bien puisque dans cette rubrique " finance" il semblerait qu'il y ait un bug ....
    référence à l'article :

    Carte grise sur Internet : une situation kafkaïenne
    Statut : refusé
    Il y a 14 minutes
    le 30 11 2017 à 12 33

    les fonctionnaires des préfectures ont bien compris quels bénéfices immédiats ils pouvaient tirer de la "complication" des remises de cartes grises aux usagers!

    c'est honteux et scandaleux que de tels comportements...et ce ne sont pas des propos comme ça en l'air , mais uniquement des faits avérés vérifiables et démontrables !

    plus de trois mois pour obtenir une nouvelle carte grise après une perte de papiers...et alors quand cela tombe au moment d'un contrôle technique ...alors là c'est franchement un moment historique synthétisant toute la connerie de la France résumée dans son administration et ses fonctionnaires :
    " oui mais pour faire le contrôle technique il faut la carte grise, ...oui mais pour faire la carte grise il faut le contrôle technique...on croirait des Gogols dans un bocal à poissons rouges !



    référence à l'article :

    Esclavage en Libye : l'Afrique, l'UE et l'ONU s'allient
    Statut : refusé
    Il y a 36 minutes
    le 30 11 2017 à 12 12

    Au delà de la gravité de la situation , l'utilisation d'un tel titre pour l’article éclaire à lui seul toute la complexité de la situation.
    l'Afrique est un continent , un lieu géographique que l'on vient associer sur le même plan à une UE ( ?) - on ne sait si on évoque la position géographique ou autre chose- et à un " bidule " dont chacun définit le niveau de démocratie qui lui convient à un moment ou à un autre dans des errements opportunistes qui peuvent ou pourraient servir "la Cause".

    Quelle cause? on ne sait !
    Quels alliés de l’Afrique avec qui ? pour faire quoi ?

    Autant de voie de vagabondage intellectuel et qui dure depuis des décennies....sinon voila fort longtemps, et depuis le temps ou l'ONU et L'UE veulent montrer leur muscle( singulier intentionnel) que les Africains se seraient pris en main ...et auraient dit merci à ces "bestioles administratives" qui sont autant de vers leur suçant la moelle.

    Que fait donc MAcron en Afrique ?

  • avatar
    [=pseudo.pseudo] -

    [=reaction.title]

    [=reaction.text]

avatar
[=pseudo.pseudo] -

[=reaction.text]