L'aide à Air France ne sera pas forcément la dernière, selon Bruno Le Maire

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Un avion de la compagnie Air France, le 24 mars 2020, sur le tarmac de l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle, près de Paris
Un avion de la compagnie Air France, le 24 mars 2020, sur le tarmac de l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle, près de Paris
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© AFP, Thomas SAMSON

AFP, publié le mercredi 07 avril 2021 à 11h32

La nouvelle aide apportée à Air France par l'Etat français dans le cadre d'un plan de recapitalisation ne sera peut-être pas la dernière, vu la situation du secteur aérien, a indiqué mercredi le ministre français de l'Economie Bruno Le Maire.

La nouvelle aide apportée à Air France par l'Etat français dans le cadre d'un plan de recapitalisation ne sera peut-être pas la dernière, vu la situation du secteur aérien, a indiqué mercredi le ministre français de l'Economie Bruno Le Maire.

"Le secteur aérien en Europe affronte sa crise la plus importante depuis des décennies", a rappelé M. Le Maire à Bloomberg TV, au lendemain de la présentation d'un nouveau plan pour aider Air France-KLM à surmonter les conséquences de la pandémie de Covid-19, qui lui ont fait perdre 7,1 milliards d'euros l'année dernière.

Cette opération de recapitalisation, qui inclut la conversion d'un prêt public français de 3 milliards d'euros en quasi fonds propres et une nouvelle levée de fonds d'un milliard, permettra à l'Etat français de plus que doubler temporairement sa participation dans l'entreprise aérienne franco-néerlandaise, à près de 30%.

Interrogé sur la possibilité de voir cette aide être la dernière, M. Le Maire a répondu: "je ne dirai pas que c'est le cas. J'espère que cela le sera."

"Nous verrons bien quelle sera la situation du secteur aérien dans les prochains mois, mais je ne dirai pas que c'est la dernière aide que nous octroyons à Air France", a-t-il ajouté, alors que l'opération annoncée mardi a été strictement encadrée par la Commission européenne qui a exigé des contreparties.

Face à la crise sanitaire, qui a réduit l'activité du transport aérien à la portion congrue et creusé les pertes de toutes les compagnies, les Etats français et néerlandais ont octroyé en 2020 plus de 10 milliards d'euros de prêts à Air France-KLM, dont sept milliards côté français (trois milliards de prêts directs et quatre de prêts bancaires garantis).

Le trafic aérien reste à un niveau très bas en Europe, sur fond de diffusion des variants du Covid-19 et d'une campagne de vaccination qui n'a pas encore atteint son rythme de croisière. Air France-KLM a révélé mardi s'attendre à une perte d'exploitation de 1,3 milliard d'euros au premier trimestre, et a vu sa trésorerie fondre d'un milliard entre fin décembre et fin février.

L'opération de mardi ne constitue qu'une première étape dans la consolidation des comptes de l'entreprise: à horizon 2023, elle veut que sa dette nette ne dépasse pas le double de l'excédent brut d'exploitation, un niveau qui lui permettra de "revenir se financer sur les marchés financiers", selon sa direction.

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