L'application StopCovid sera disponible le 2 juin

L'application StopCovid sera disponible le 2 juin
Organisation mondiale de la santé

Boursier.com, publié le mardi 05 mai 2020 à 09h44

Le "développement avance relativement bien, nous entrerons dès la semaine prochaine en phase de test", explique le secrétaire d'Etat au Numérique.

L'application StopCovid semble avoir bénéficié d'un coup d'accélérateur ces dernières heures. Le secrétaire d'Etat au Numérique, Cédric O, a annoncé mardi sur BFM Business que le dispositif de traçage numérique entrerait en phase de test la semaine prochaine. Il serait débattu devant les députés le 25 mai, puis déployé à grande échelle le 2 juin.

Le "développement avance relativement bien, nous entrerons dès la semaine prochaine en phase de test (...) ce qui nous permettrait je pense (...) de revenir devant les parlementaires (...) dans la semaine du 25 mai pour envisager un déploiement lors de la deuxième phase du déconfinement, à partir du 2 juin", a-t-il déclaré sur BFM Business.

Cédric O a par ailleurs précisé qu'Apple, qui discutait avec l'opérateur français Orange, n'a finalement pas souhaité participer à ce projet.

Il y aura bien un vote

L'exécutif avait souhaité qu'un débat soit organisé sur ce sujet mais sans vote à l'issue de ces discussions, s'attirant les foudres de nombreux parlementaires. Il a finalement changé d'avis et cet outil sera donc voté à l'Assemblée.

"Stopcovid" doit permettre de prévenir les personnes ayant été en contact avec un malade testé positif au coronavirus. Le gouvernement a assuré que son installation serait volontaire et ne permettrait pas la géolocalisation .

Débat sur les données personnelles

Depuis le début de l'épidémie de coronavirus, plusieurs pays ont franchi le pas, à l'image de la Russie, d'Israël ou encore de la Corée du Sud et de Singapour, qui ont misé sur le traçage numérique. Ils utilisent dans certains cas les données de géolocalisation, suscitant de vives critiques de leurs détracteurs qui ont dénoncé une atteinte aux libertés.

Signe de la sensibilité du sujet, un document de la Commission européenne consulté par l'agence de presse Reuters et portant sur une approche paneuropéenne prévoit la destruction des données personnelles dès lors que l'épidémie de coronavirus sera sous contrôle.

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