L'association Familles rurales attaque le patron de Lidl France en justice

L'association Familles rurales attaque le patron de Lidl France en justice
caddie supermarché distributeur

Orange avec Boursier.com, publié le mercredi 02 juin 2021 à 10h40

Famille Rurales, qui publie chaque année un observatoire des prix, reproche à Michel Biero d'avoir critiqué cet outil à destination des consommateurs, y jetant le discrédit.

Famille Rurales, qui publie chaque année un observatoire des prix, reproche à Michel Biero d'avoir critiqué cet outil à destination des consommateurs, y jetant le discrédit.

L'association de défense des consommateurs a assigné Michel Biero, le directeur exécutif achats et marketing de Lidl France, devant le tribunal judiciaire de Paris pour dénigrement, selon les informations de Capital. Elle lui réclame 45.000 euros, dont 30.000 euros pour le préjudice subi par l'association, ainsi que 15.000 euros supplémentaires pour le préjudice porté à la collectivité des consommateurs.

Famille Rurales, qui publie chaque année un observatoire des prix, reproche à Michel Biero d'avoir critiqué cet outil à destination des consommateurs, y jetant le discrédit, et portant atteinte à son image de marque pour après un entretien sur France Inter, en février 2019. “C'est quand même n'importe quoi qu'une étude compare des choux et des carottes. On marche sur la tête”, avait alors estimé le dirigeant de la chaîne de hard-discount.

Capital rappelle que dans son enquête, Familles Rurales établissait que les enseignes historiques de hard-discount comme Lidl ou Aldi étaient désormais plus chères sur les produits “premier prix” que les supermarchés ou hypermarchés classiques.

"Protocole sérieux"

" Familles Rurales a bien pris soin de comparer les produits selon un protocole sérieux, auquel la direction de la consommation de Bercy (DGCCRF) n'a rien trouvé à redire. La méthodologie de l'étude n'est pas à remettre en cause”, se défend Erkia Nasry, l'avocate de Familles Rurales, interrogée par Capital.

La critique est d'autant plus mal comprise par l'association de défense des consommateurs, que son observatoire des prix avait justement montré que les enseignes de hard discount comme Lidl proposent des prix moins élevés que ceux pratiqués en hypermarché.

L'affaire n'a pas encore été jugée sur le fond, mais a été renvoyée devant le tribunal judiciaire de Paris le mercredi 26 mai.

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