L'économie française reste 7% en dessous de ses niveaux habituels

L'économie française reste 7% en dessous de ses niveaux habituels
RER métro

Boursier.com, publié le lundi 10 août 2020 à 10h25

Prudence de la Banque de France, d'autant que les cas de contamination repartent sur un rythme soutenu.

L'activité économique a continué de se redresser en juillet en France mais à un rythme moins rapide qu'en juin, selon la dernière enquête de conjoncture la Banque de France (BdF). L'économie s'établit 7% en dessous de ses niveaux habituels. A titre de comparaison, la perte d'activité par rapport à la normale sur fond d'épidémie de COVID-19 s'établissait à 9% en juin et à environ 32% au début du confinement en mars.

Les témoignages recueillis auprès de 8.500 entreprises suggèrent que le mois d'août devrait être marqué par une stabilisation ou une très légère amélioration de l'activité, mais ces perspectives sont "à prendre avec prudence en ce milieu d'été", souligne la BdF. Et cette prudence s'impose d'autant plus que la France fait actuellement face à une résurgence des cas de contamination par le nouveau coronavirus.

Reprise progressive

Pour le mois de juillet, la reprise progressive et ralentie de l'activité s'est manifestée à la fois dans l'industrie, les services et le bâtiment, dans un contexte de levée progressive des mesures de restrictions liées à la crise sanitaire.

Le niveau d'activité apparaît très hétérogène selon les secteurs. Si dans le bâtiment, l'activité se rapproche désormais de son niveau d'avant-crise, la situation est différente dans l'industrie et les services, où la reprise n'a pas encore permis de compenser le déficit d'activité accumulé pendant le confinement entre la mi-mars et la mi-mai, note la BdF.

La métallurgie et l'automobile ont dû mal à rebondir

Par exemple, l'agroalimentaire et la pharmacie évoluent désormais à des niveaux d'activité proches de ceux d'avant-crise alors que l'activité reste très dégradée dans la métallurgie et l'automobile. Et dans les services, l'activité reste très inférieure à la normale dans l'hébergement-restauration, la location (matériel, automobiles) ou encore la publicité et les études de marché.

Pour la Banque de France, ces différents constats confirment "le scénario d'une reprise 'en aile d'oiseau' (...) avec une première phase de rebond marqué de l'activité à la faveur du déconfinement, suivie d'une deuxième phase de reprise plus lente".

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