L'épidémie de Covid-19 a détruit l'équivalent de 255 millions d'emplois en 2020

L'épidémie de Covid-19 a détruit l'équivalent de 255 millions d'emplois en 2020
recherche emploi entretien embauche chômage

Boursier.com, publié le lundi 25 janvier 2021 à 17h37

"Les pertes en heures de travail pour 2020 ont été environ quatre fois plus importantes que pendant la crise financière mondiale de 2009", révèle un rapport publié par l'Organisation internationale du travail...

La crise sanitaire a eu un impact dévastateur sur l'emploi dans le monde... Sur l'ensemble de 2020, "8,8% des heures de travail au niveau mondial ont été perdues en comparaison au quatrième trimestre 2019, ce qui équivaut à 255 millions d'emplois à temps plein", révèle l'Organisation internationale du travail (OIT).

Ces nouvelles estimations confirment qu'en 2020 "le marché du travail à travers le monde a connu des perturbations à un degré jamais vu dans l'Histoire", affirme l'agence spécialisée de l'Onu, qui a dévoilé ce lundi son 7ème rapport consacré à l'impact de l'épidémie de Covid-19 sur le monde du travail.

"Les pertes en heures travaillées ont été particulièrement importantes en Amérique latine et dans les Caraïbes, en Europe du Sud et en Asie du Sud. Les pertes en heures de travail pour 2020 ont été environ quatre fois plus importantes que pendant la crise financière mondiale de 2009", détaille-t-elle.

"L'inactivité plutôt que du chômage"

Au niveau mondial, l'OIT estime que les revenus du travail ont baissé de 8,3% en 2020 (avant la prise en compte des mesures de soutien) par rapport à 2019, soit 3.700 milliards de dollars ou encore 4,4% du PIB de 2019. "L'estimation montre que la perte la plus importante en revenus du travail, qui s'élève à 12,3%, s'est produite dans les pays à revenu intermédiaire inférieur", précise le rapport.

En 2020, les pertes d'emplois se sont traduites essentiellement par une augmentation de l'inactivité plutôt que du chômage. "Concrètement, 71%de ces pertes d'emplois (81 millions de personnes) relèvent de l'inactivité plutôt que du chômage, ce qui signifie que ces personnes ont quitté le marché du travail parce qu'elles n'étaient pas en mesure de travailler, peut-être en raison des mesures de restrictions liées à la pandémie ou, tout simplement, parce qu'elles ont cessé de chercher du travail", pointe 'OIT.

Les jeunes travailleurs particulièrement touchés

Le rapport souligne également que les femmes ont été plus touchées que les hommes. "En particulier, les femmes risquaient beaucoup plus que les hommes de devoir quitter le marché du travail et de se retrouver inactives", note l'organisation.

Les jeunes travailleurs ont été également particulièrement touchés, soit en perdant leur emploi, soit en quittant la vie active ou encore en retardant leur entrée sur le marché du travail. Les pertes d'emplois chez les jeunes (âgés de 15 à 24 ans) s'élevaient à 8,7%, par rapport à 3,7% pour les plus de 24 ans. "Cela met en évidence le risque plus que jamais réel d'une génération perdue", estime l'OIT.

"Même si un haut degré d'incertitude demeure, les dernières prévisions pour 2021 indiquent que la plupart des pays devraient connaître une croissance relativement forte dans la deuxième moitié de l'année, au fur et à mesure que les programmes de vaccinations seront opérationnels", ajoute l'organisation.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.