L'épidémie de Covid-19 va coûter 424 milliards d'euros sur trois ans à la France

L'épidémie de Covid-19 va coûter 424 milliards d'euros sur trois ans à la France
Olivier Dussopt, ministre des Comptes publics.

Orange avec Boursier.com, publié le mercredi 14 avril 2021 à 11h00

En 2020, le coût de la crise sanitaire a atteint les 158 milliards d'euros. "Ce n'est pas une surprise, c'est la traduction budgétaire du quoi qu'il en coûte", estime le ministre des Comptes publics Olivier Dussopt.

En 2020, le coût de la crise sanitaire a atteint les 158 milliards d'euros. "Ce n'est pas une surprise, c'est la traduction budgétaire du quoi qu'il en coûte", estime le ministre des Comptes publics Olivier Dussopt.

Une facture vertigineuse... Entre dépenses exceptionnelles liées à la crise sanitaire et baisses des recettes, le coût total de l'épidémie de Covid-19 pour les finances publiques françaises en 2020, 2021 et 2022 devrait s'élever à 424 milliards d'euros, a révélé le ministre des Comptes publics Olivier Dussopt dans un entretien accordé au 'Figaro' ce mercredi.

"Au total, sur 2020, 2021 et 2022, la réponse globale de la France à la crise aura été de 424 milliards d'euros, quand on additionne les mesures d'urgence, de relance, la hausse des dépenses sanitaires, l'ajustement automatique de nos dépenses sociales et des recettes publiques", a-t-il ainsi détaillé.

"Beaucoup comparent notre plan de relance au plan Biden, mais il faut regarder l'image globale et nous n'avons pas à rougir", a également estimé le ministre, qui précise que pour l'année 2020, le "coût économique" atteint 158 milliards d'euros.

"C'est la traduction budgétaire du quoi qu'il en coûte"

"Ce n'est pas une surprise, c'est la traduction budgétaire du quoi qu'il en coûte. L'année 2020 s'est toutefois terminée avec une dégradation moins importante que ce que nous avions craint : la récession a atteint 8,2% au lieu des 11% anticipés en fin d'année dernière", a indiqué Olivier Dussopt.

Le déficit public s'élève à 9,2% du PIB au lieu de 11,3%, "avec des recettes fiscales plus dynamiques que prévu", a-t-il poursuivi, ajoutant que "350.000 emplois ont été supprimés, alors que l'on parlait de 900.000 destructions de postes". Par ailleurs, le pouvoir d'achat des ménages a progressé de 0,6% en moyenne en 2020. "Tout cela montre que les mesures que nous avons prises étaient efficaces et que nos choix étaient les bons", s'est-il félicité.

"Nous retirerons les aides progressivement"

Par ailleurs, le ministre des Comptes publics a tenu à assurer que l'Etat sera "aux côtés des entreprises et des Français tant que la crise durera", avant d'ajouter : "nous retirerons progressivement les aides en place, à mesure que la situation s'améliorera, mais sûrement pas du jour au lendemain".

"Aujourd'hui, nous ne pouvons dire avec précision quand ces aides seront supprimées, nous ne nous fixons donc pas de limite temporelle... Certaines mesures d'urgence vont s'éteindre d'elles-mêmes parce qu'elles ne seront plus sollicitées par les entreprises quand l'activité sera repartie. D'autres s'adapteront, selon la situation de chaque secteur", a-t-il ajouté.

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