L'Etat n'a pas encore tranché dans son programme de privatisation

L'Etat n'a pas encore tranché dans son programme de privatisation©Boursier.com

Boursier.com, publié le mercredi 18 octobre 2017 à 11h26

Encore un peu de patience. L'Etat n'a pas encore pris de décision sur les participations qu'il détient dans plusieurs entreprises dont il souhaite sortir où au moins diminuer sa présence. La cession de titres de l'Etat doit permettre d'alimenter un fonds de 10 milliards d'euros, dont les produits doivent financer des investissements dans des secteurs innovants.

Des décision à l'automne

"Les décisions seront prises dans le courant de l'automne", a déclaré Martin Vial lors d'une audition devant une commission de l'Assemblée nationale. Le commissaire aux participations de l'Etat a rappelé que la cession de certaines participations pourrait nécessiter une révision du cadre législatif actuel, qui fixe un seuil minimum de détention de l'Etat dans le capital de certaines entreprises. C'est le cas notamment d'Aéroports de Paris (Groupe ADP) ou d'Engie, la législation actuelle ne permettant pas à l'Etat de descendre sous les 50% de l'opérateur d'Orly et Roissy-Charles-de-Gaulle et sous les 30% du fournisseur de gaz et d'électricité.

Engie pour commencer

L'Etat a déjà cédé deux fois depuis le début de l'année une partie de ses titres Engie, dont 4,15% du tour de table le mois dernier pour 1,5 milliard d'euros, et pourrait encore réduire sa participation de 24,15% dans les mois à venir. S'il détient moins de 30% du capital et des droits de vote (27,6%), l'Etat reste l'actionnaire de référence d'Engie dans la mesure où il devrait progressivement atteindre le seuil des 33,3 % des droits de vote grâce à la loi Florange qui permet de doubler les droits de vote des actions après deux ans de détention.

ADP en favori

Le gestionnaire des aéroports parisiens (l'Etat détient 50,63% du capital) est souvent cité comme le prochain candidat sur la liste. Orange (13,45% du capital), CNP Assurances (1,11%+40,87% détenus par la CDC), Renault (19,74%) voire Air France KLM (14,06%) pourraient suivre. La situation parait plus compliquée pour d'autres sociétés cotées dans lesquelles l'Etat est présent. On pense notamment à Thalès (25,97%) et Safran (14%) dans la Défense compte tenu de leur caractère stratégique où à Airbus (11,06%) en raison des liens étroits qu'il existe avec plusieurs pays européens. Eramet (25,66%), dans les mines, est un dossier complexe pour l'Etat et très politique au regard de la présence du groupe en Nouvelle-Calédonie.  Hors Bourse, La Française des Jeux pourrait également être privatisée à plus ou moins court terme.

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