L'évolution du PIB au dernier trimestre "risque" d'être négative, prévient Bruno Le Maire

L'évolution du PIB au dernier trimestre "risque" d'être négative, prévient Bruno Le Maire
Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire à l'Elysée, le 19 octobre 2020

AFP, publié le vendredi 23 octobre 2020 à 11h31

L'évolution du produit intérieur brut (PIB) français risque de repartir à la baisse au dernier trimestre, du fait de la deuxième vague épidémique et du couvre-feu imposé dans de nombreux départements, a prévenu vendredi le ministre de l'Economie Bruno Le Maire.

"De la même manière qu'au quatrième trimestre nous risquons d'avoir un chiffre de croissance négatif, je vous dis qu'il y aura un fort rebond de l'économie française en 2021 et que nous pourrons retrouver en 2022 notre chiffre de développement économique de 2019", a déclaré Bruno le Maire sur Europe 1.

Cette rechute probable de l'économie française "n'est pas une surprise", a ajouté le ministre, expliquant que cette éventualité a été intégrée dans la prévision de contraction du PIB de 10% faite par le gouvernement pour l'ensemble de l'année 2020.

"Nous savions que l'épidémie pouvait repartir et parce qu'il y a beaucoup d'incertitudes internationales", a-t-il précisé.

Jeudi, le Premier ministre Jean Castex a annoncé un élargissement du couvre-feu, qui concernera désormais 54 départements et la Polynésie, soit au total 46 millions de Français.

Il a aussi indiqué que les mesures de soutien économique décidées pour les métropoles déjà sous couvre-feu (fonds de solidarité, exonérations de cotisations et chômage partiel) seraient étendues à tous les territoires concernés.

Alors que le ministre avait évalué le coût de ces soutiens à environ 1 milliard d'euros avec les premières restrictions, il a indiqué qu'au total, avec un couvre-feu de six semaines dans les départements désignés, ces mesures représentent "un coût global d'un peu plus de 2 milliards d'euros".

"Il n'y a pas d'inquiétude à avoir", sur le financement des ces aides, a-t-il toutefois ajouté.

"Nous avions prévu 9 milliards d'euros sur le fonds de solidarité, nous n'en avons dépensé que 6, donc nous pouvons tenir jusqu'à la fin de l'année avec les sommes que nous avions prévues", a-t-il ainsi expliqué. "Si, au-delà, les mesures devaient se prolonger, nous rechargerions les dispositifs", a encore prévenu le ministre.

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