L'ex-patron de Bricorama ne reprendra pas les Chantiers de l'Atlantique

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Le paquebot de croisières "Celebrity Apex" amarré aux quais des Chantiers de l'Atlantique, à Saint-Nazaire, le 2 avril 2020
Le paquebot de croisières "Celebrity Apex" amarré aux quais des Chantiers de l'Atlantique, à Saint-Nazaire, le 2 avril 2020
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© AFP, Loic VENANCE

AFP, publié le mercredi 14 avril 2021 à 11h21

L'ancien patron de l'enseigne de bricolage Bricorama Jean-Claude Bourrelier a annoncé qu'il renonçait à son projet de prise de participation dans les Chantiers de l'Atlantique après avoir été informé par l'Etat, actionnaire majoritaire, qu'il n'était pas favorable à son projet de reprise.

L'ancien patron de l'enseigne de bricolage Bricorama Jean-Claude Bourrelier a annoncé qu'il renonçait à son projet de prise de participation dans les Chantiers de l'Atlantique après avoir été informé par l'Etat, actionnaire majoritaire, qu'il n'était pas favorable à son projet de reprise.

"Ils m'ont dit que le moment n'est pas venu", a confié mercredi M. Bourrelier à l'AFP, confirmant une information des Echos.

Selon une source proche du dossier, l'Etat estimait qu'il n'y avait pas d'urgence à trouver un repreneur et souhaitait le cas échéant un partenaire industriel plus que financier, ce que n'était pas Jean-Claude Bourrelier.

Les Chantiers de l'Atlantique, qui ont réalisé un chiffre d'affaires de 1,8 milliard d'euros en 2019, emploient 3.100 personnes et 5.000 sous-traitants français et étrangers

L'homme d'affaires, qui souhaitait une décision avant fin avril, s'est dit "un peu déçu" alors qu'il estimait présenter une solution "équilibrée et pérenne" pour l'avenir du chantier naval de Saint-Nazaire après l'échec du projet de rachat par l'italien Fincantieri.

Bourrelier Group (la société d'investissement familiale qu'il dirige) proposait d'acquérir environ 41% du capital des Chantiers, spécialisée dans les paquebots et navires militaires de grande taille, tandis que "l'Etat et Naval Group détiendraient à eux deux jusqu'à 40% du capital et se verraient reconnaître des droits particuliers au travers du pacte d'actionnaires".

La participation de Bourrelier Group aurait été placée dans un fonds de dotation pour une durée minimale de dix ans.

"Les Chantiers ont tous les moyens pour se développer, sont soutenus par l'Etat actionnaire, et ont un bon carnet de commandes", avait indiqué le ministère de l'Economie après l'échec du rachat par Fincantieri.

L'Etat, qui a repris les Chantiers en 2017 après la faillite de son propriétaire sud-coréen STX, demeure actuellement le premier actionnaire (84,3% du capital) avec Naval Group (11,7%), les salariés (2,4%) et des sociétés locales réunies au sein du consortium CofiPME (1,6%).

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