L'hôtellerie et la restauration "dans le brouillard absolu"

L'hôtellerie et la restauration "dans le brouillard absolu"©Boursier.com

Boursier.com, publié le vendredi 13 novembre 2020 à 18h26

Jean Castex a évoqué un assouplissement du confinement pour les vacances de Noël, mais sans évoquer le secteur. "Insupportable", pour les intéressés.

Les commerces non essentiels ont retrouvé jeudi soir un horizon, avec l'annonce par Jean Castex d'une réouverture probable le 1er décembre, pour sauver la période des fêtes. Mais les restaurateurs et les hôteliers, eux, devront rester portes closes à cette date, a confirmé le gouvernement.

"Ce n'est pas tant la non réouverture au 1er décembre qui nous a plombé, parce qu'on s'y attendait", a réagi vendredi sur franceinfo Didier Chenet, le président du Groupement national des indépendants, hôtellerie et restauration (GNI).

Besoin d'un "langage de vérité"

"C'est surtout le flou, le brouillard absolu dans lequel le Premier ministre nous a plongés. Il a évoqué un assouplissement du confinement pour les vacances de Noël, sans parler de notre secteur. Qu'est-ce que l'on va faire ? Je rappelle que les vacances de Noël, c'est le début de la saison de montagne. Qu'est-ce qu'on fait pour les hôtels, les restaurants ? Ils vont pouvoir ouvrir ou pas ?", s'est-il interrogé.

Il a décrit une situation "insupportable" pour les restaurateurs et les hôteliers. "On ne peut pas continuer à travailler dans ces conditions. Nous avons besoin d'un langage de vérité, quelle qu'elle soit".

Pas assez d'aides

Un crédit d'impôt sera accordé en 2021 aux bailleurs qui renoncent au loyer du mois de novembre des commerçants, a annoncé jeudi Bruno Le Maire. Le ministre de l'Economie a précisé que ce crédit d'impôt serait de 50% du montant du loyer abandonné pour les commerces qui ont jusqu'à 250 salariés, et d'un tiers du loyer pour les commerces de 250 à 5.000 salariés.

"C'est une bonne chose. C'est nous qui avions fait cette proposition de ce crédit d'impôt de 50%", a commenté Didier Chenet. "Mais ça ne va pas assez loin. À la fin de l'année, nous auront été fermés presque six mois : les trois mois pendant la première vague de l'épidémie, ensuite le couvre-feu, et là, on va être fermé, vraisemblablement au moins pour un mois et demi. Il faut absolument couvrir la totalité des mois de fermeture et de couvre-feu avec cet avantage de 50%".

Vos réactions doivent respecter nos CGU.