L'immobilier flambe à Bordeaux et à Lyon

L'immobilier flambe à Bordeaux et à Lyon©Boursier.com
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Boursier.com, publié le mardi 02 janvier 2018 à 10h47

Le marché immobilier français est resté dynamique en 2017, cela ne surprendra personne. Le baromètre annuel réalisé par MeilleursAgents.com, publié dès ce 2 janvier, permet de chiffrer assez précisément cette tendance. Globalement, les prix de vente ont progressé de 1,8% l'année dernière, mais de façon non homogène. Et les transactions sont à un niveau historique dans l'ancien.

S'il fallait retenir deux éléments clefs du dernier baromètre réalisé par le réseau auprès de ses adhérents sur la base des promesses de ventes signées, ce serait la vigueur du marché immobilier français et les très fortes disparités géographiques qui dépeignent assez bien l'attractivité actuelle des territoires. En 2017, grâce à la croissance de 10% des transactions, les prix ont en moyenne progressé de 1,8% dans l'hexagone. L'année écoulée a été marquée par une accélération des opérations jusqu'à l'été, sur fond de crainte de hausse de taux. Une menace qui s'est matérialisée mais qui a fait long feu : les acheteurs ont ainsi été rassurés, mais ils ont pris davantage leur temps pour finaliser leurs dossiers sur la seconde partie de l'année. Au total, 958.000 transactions ont été recensées dans l'ancien par les notaires français, signe d'un record de fluidité, commente MeilleursAgents.

La typologie des acquéreurs fait encore la part belle aux primo-accédants, qui ont représenté 32% des transactions. Un point important, selon les rédacteurs de l'enquête, car ils préfigurent la dynamique future du marché, lorsqu'ils remettront en vente leurs biens pour trouver plus grand. Ces reventes représentaient en 2017 quelque 40% des promesses, tandis que 16% des transactions émanaient des investisseurs locatifs privés. Cela signifie aussi que 12% des acquisitions ont porté sur des résidences secondaires, un niveau élevé qui prouve que ce marché n'est pas mort et que les Français restent attachés à la pierre. Le pouvoir d'achat (nombre de mètre carré achetable par un ménage moyen sur la base des revenus locaux), lui, souffre dans plusieurs agglomérations : -15% à Bordeaux, -8% à Lyon, -6% à Paris, Nice et Nantes. Dans l'agglomération bordelaise, les ressources théoriques d'un ménage moyen ne permettent plus d'acquérir que 36 m2, contre 42 m2 un an avant.

Bordeaux plus bourgeoise que Lyon

Ce bouleversement du pouvoir d'achat s'explique par des évolutions de prix fort disparates. Les prix à Bordeaux ont ainsi flambé d'un incroyable 16,5% l'année dernière, alors que ceux de Montpellier baissaient de -1,9%. Il est même désormais plus cher de se loger à Bordeaux (3.700 euros le m2) qu'à Lyon (3.600 euros le m2), où les prix sont pourtant eux aussi en forte hausse. Les onze plus grandes villes françaises ont ainsi vu leurs prix croître de 4,8%, tandis que le Top 50 affiche +3,3%. Les prix en zones rurales (30.000 communes regroupant 15% de la population) stagnent toujours, souligne MeilleursAgents, car elles ne se sont jamais remises de la crise de 2008. La preuve ? Les prix y sont inférieurs de 14% à ceux d'il y a dix ans et certains biens ont toutes les peines du monde à trouver preneur.

MeilleursAgents s'attend des tendances identiques en 2018. Les taux devraient rester bas et la reprise économique se généralise en Europe, dans un contexte d'inflation faible, qui limite le risque de resserrement monétaire. En résumé, nous prévoyons une certaine stabilité des taux, une poursuite de l'activité immobilière à un niveau élevé mais avec l'arrivée progressive de nouveaux acheteurs, explique Sébastien de Lafond, le président de l'organisation, qui table sur une hausse des prix moyens de 2% cette année, avec de nouvelles disparités régionales marquées.

 
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