L'Insee dévoile son estimation de la croissance en France pour 2017

L'Insee dévoile son estimation de la croissance en France pour 2017

Les locaux de l'INSSE à Paris, le 22 mai 2015

AFP, publié le mardi 30 janvier 2018 à 04h52

L'année du tournant: l'Insee dévoile ce mardi sa première estimation de la croissance en France pour 2017, attendue en nette hausse près cinq ans d'activité en berne. 

"Les indicateurs sont au vert: 2017 s'annonce clairement comme l'année du décollage", estime Mathieu Plane, économiste à l'Observatoire français français de la conjoncture économique (OFCE).

Dans sa dernière note de conjoncture publiée mi-décembre, l'Insee avait évalué à 1,9% la croissance qui pourrait être atteinte lors de la première année du quinquennat Macron. Un chiffre en hausse de 0,3 point par rapport à son estimation initiale, diffusée au printemps.

Pour le gouvernement, la prévision de l'organisme public pourrait même être dépassée. "La croissance est solide. Elle devrait approcher les 2% en 2017, une première depuis 2011", a indiqué lors de ses vœux mi-janvier le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire.

Une croissance à 2%? "Ce n'est pas impossible", estime Hélène Baudchon, économiste chez BNP Paribas, rappelant que les enquêtes de conjoncture -- et notamment le climat des affaires -- "ont été très bonnes sur la fin de l'année".

Selon l'Insee, le produit intérieur brut (PIB) devrait augmenter de 0,6% sur les trois derniers mois de l'année. Pour atteindre 2% de croissance annuelle, il faudrait une progression de 0,8%, ou bien une révision à la hausse des trimestres précédents.

Cela "sera sans doute compliqué à atteindre", juge Mathieu Plane, qui insiste -- au-delà du chiffre de 2017 -- sur le chemin parcouru par rapport aux années précédentes.

En 2015, la croissance avait plafonné à 1%, dans un contexte marqué par les attentats terroristes. En 2016, elle avait stagné à 1,1%, sur fond de grèves et d'intempéries. "Cette année, on est sur un rythme presque deux fois plus élevé", ajoute le chercheur.

- 'Points noirs' -

A l'origine de cette accélération: l'investissement des entreprises et des ménages, particulièrement dynamique l'an dernier malgré la fin du suramortissement fiscal pour les investissements productifs, mis en place par François Hollande et arrivé à terme en avril.

"La consommation des ménages s'est elle aussi bien tenue", malgré "quelques évolutions erratiques en fin d'année", souligne Hélène Baudchon, qui anticipe une augmentation de l'ordre de 1,6%, proche de celle enregistrée en 2016.

Est-ce à dire que tout va mieux? "Pas pour autant", estime Hélène Baudchon, qui évoque la présence de "points noirs persistants", notamment sur le plan du commerce extérieur, structurellement déficitaire en France.

En 2016, le "trou" avait atteint 48,2 milliards d'euros, amputant la croissance de 0,9 point de PIB. Cette année, le déficit devrait être encore supérieur, au vu des données mensuelles publiées par les Douanes.

"Les exportations sont reparties de l'avant, mais moins que dans le reste de la zone euro" et "à un rythme moins élevé que les importations", décrypte Mathieu Plane, qui anticipe toutefois un retournement de situation en 2018.

D'après la Banque de France, les exportations françaises devraient en effet progresser de 5,9% cette année et permettre de réduire le déficit commercial abyssal de l'Hexagone.

En 2018, la France peut-elle espérer poursuivre sur sa lancée et enregistrer une croissance dépassant les 2%? Oui, selon la banque Barclays, qui anticipe l'an prochain une hausse du PIB de 2,4%, soit "le rythme de croissance le plus élevé depuis 2006".

Pour l'heure, la prudence reste néanmoins de mise du côté du gouvernement, qui table officiellement sur une hausse de 1,7% du PIB, sans écarter une éventuelle bonne surprise.

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4 commentaires - L'Insee dévoile son estimation de la croissance en France pour 2017
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    GE44 -

    Et bien évidement le nombre très important d'avion airbus livres en fin d année et qui entrent dans sa globalité dans ces calculs bien que ce soit Européen et pas seulement Français....

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    phdsad -

    Ce qu'il faut surtout retenir avec cet organisme ce sont des chiffres interprétés (mensongers) car la croissance qui pourrait atteindre les 2 % sur les derniers 9 mois de 2017(tiens comme par pur hasard la période de l'intrônisation macroniste(alors que les soi-disants mesures(ponctions impôts déguisés CSG etc..) entrent en vigueur janvier 2018 il est vrai que les Français ont dû déjà subir 2 à 3 vagues de hausses généralisés des prix dans tous les domaines et secteurs (surtout les énergies gaz /EDF/Eau potable et usées/transports /postes /Sncf /services d'Etat /taxations/Carburants /produits frais de l'ordre de 5 à 15 % à chaque vague de hausse donc forcément qui dit dépenses et achats plus cher augmente le PIB (ainsi que le surcrôit de la population avec les centaines de milliers d'afflux qu'il y à eu en 2017 mais la vraie finalité la hausse de la croissance à côté l'inflation réelle est de combien 3 à 4 % car question pouvoir d'achat (surtout pour les millions de retraités) c'est baisse généralisée

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    clodin -

    1;7 du pib en hausse le montant de la csg alors ???

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    dubaymat -

    Quel ramassé de conneries ! un véritable lavage de cerveaux , 2 % mais bien sure ! qui peut croire cela ? Ah oui , les sympatisants de Macron qui augmente tout sauf les salaires des sans dents !

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    phdsad -

    Croissance PIB en hausse ne veut pas dire augmentation du pouvoir d'achat des Français (à part les riches les nantis le haut patronat les hauts fonctionnaires les politiques eux c'est sûr ils 'enrichissent)bref la croissance c'est l'augmentation en volumes ( de fabrications d'achats dépenses etc...) déjà il y à un surcroît de la population (recensement et avec les afflux qui se sont intensifiés)et avec les hausses et ponctions prélèvements impôts taxations successives (notamment depuis quelques mois) les échanges achats ont augmentés donc inéductablement conduisant à un semblant de hausses d'activités par contre ce qu'ils omettent de dire c'est la réalité d'impact des hausses faramineuses dans les domaines secteurs la réelle inflation en France (et en europe) très supérieure et croissance ne veut pas dire augmentation du pouvoir d'achat et de la réelle consommation rien que sur 1 an 50€ d'achats de dépenses essayez de faire de même actuellement (rien que le gaz EDF distribution d'eau Carburants (et voir dans vos factures les taxes qui montent)Transports etc largement plus de 10 à 20 %voir plus (taxes locales la fameuse taxe d'habitation qui à flambée et qui flamberas encore en novembre 2018 pour réduire annihiler le soi disant tiers d'abattement ) ete cetc etc et faut pas se fier à leurs chiffres la vérité c'est dans le portefeuille et ce doit raquer

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