L'Insee prévoit un ralentissement de la croissance en France au premier semestre

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Après avoir atteint le cap symbolique des 2% en 2017, la croissance française devrait décélérer un peu début 2018 et le taux de chômage se stabiliser en milieu d'année
Après avoir atteint le cap symbolique des 2% en 2017, la croissance française devrait décélérer un peu début 2018 et le taux de chômage se stabiliser en milieu d'année
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© AFP, ANTHONY WALLACE

AFP, publié le mardi 20 mars 2018 à 21h44

Après avoir atteint le cap symbolique des 2% en 2017, la croissance française devrait décélérer un peu en début d'année et le taux de chômage se stabiliser à mi-2018, prévoit mardi l'Insee.

Dans sa nouvelle note de conjoncture, l'institut national de la statistique révise à la baisse sa prévision de croissance au premier trimestre de 0,1 point, à 0,4%. Au deuxième trimestre, la prévision reste en revanche inchangée et s'établit elle aussi à 0,4%.

C'est un rythme de croissance "un peu moins soutenu" qu'en 2017 où, au cours des trois derniers mois de l'année, la hausse du produit intérieur brut (PIB) avait atteint 0,6%.

L'Insee s'appuie notamment sur le climat des affaires, qui a atteint son plus haut niveau depuis 10 ans en décembre et se tasse depuis début 2018.

Mais "le principal facteur de révision provient de la production industrielle", qui s'est repliée en janvier de 2%, a indiqué lors d'une conférence de presse Frédéric Tallet, chef de la section synthèse conjoncturelle à l'Insee. 

Il s'agit d'"une surprise", "qu'on a du mal à expliquer", a commenté Julien Pouget, chef du département de la conjoncture, s'interrogeant notamment sur la possibilité d'un "effet comptable" lié au décalage des vacances scolaires d'hiver.

"De manière plus structurelle, un nombre croissant d'entreprises commencent à rencontrer des contraintes d'offres", a-t-il ajouté. Le taux d'utilisation des capacités de production est en effet au plus haut et de nombreuses sociétés font part de difficultés de recrutement.

En dépit de cette révision à la baisse, l'activité française devrait garder "une cadence soutenue" sur les six premiers mois de l'année, dans un "environnement international qui reste porteur début 2018", selon l'organisme public.

A mi-2018, l'acquis de croissance - autrement dit la hausse du PIB qui serait enregistrée en 2018 si l'activité stagnait pendant le reste de l'année - devrait s'établir à 1,6%.

- Consommation en 'demi-teinte' -

La croissance devrait être tirée par l'investissement des entreprises (+1,1% au premier trimestre puis +1,2% au deuxième), qui cherchent à augmenter leurs capacités de production face à la reprise de la demande.

La consommation des ménages serait pour sa part "en demi-teinte", progressant de 0,3% au premier trimestre puis de 0,4% les trois mois suivants. En cause, le pouvoir d'achat qui devrait pâtir au premier trimestre de la hausse de la fiscalité indirecte sur le tabac et les produits énergétiques, faisant augmenter l'inflation.

L'investissement des ménages dans le logement devrait de son côté ralentir sensiblement "après une accélération marquée en 2017 et une croissance inédite depuis 1999" (+0,5% au premier trimestre suivi de +0,2% au deuxième).

Le commerce extérieur, talon d'Achille de l'économie française, ne devrait plus peser sur la croissance française à mi-2018. L'Insee prévoit une hausse de 1% des exportations au premier trimestre, grâce notamment à la livraison attendue d'un paquebot, puis de 0,5% au deuxième trimestre.

De son côté, après sa forte baisse de fin 2017, le taux de chômage devrait se stabiliser et rester à 8,9% de la population active en France entière (hors Mayotte) d'ici à mi-2018, malgré des créations d'emplois toujours dynamiques (+113.000 postes supplémentaires).

Reste désormais à voir si le climat des affaires continuera à fléchir, ce qui serait le signe que la France a atteint son pic de croissance en 2017.

L'Insee ne publie pas pour l'heure de prévision pour l'ensemble de 2018, mais la Banque de France table, d'ores et déjà, sur une croissance de 1,9% cette année, tout comme le FMI. L'OCDE est en revanche plus optimiste, pronostiquant une accélération de l'activité avec une hausse de 2,2% du PIB en 2018.

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3 commentaires - L'Insee prévoit un ralentissement de la croissance en France au premier semestre
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    dogrest -

    "la croissance française devrait décélérer un peu en début d'année et le taux de chômage se stabiliser à mi-2018, prévoit mardi l'Insee"
    C'est sûr qu'après cette faible embellie dû uniquement au record de vente d'armes, de rafale et d'airbus. Nos exportations ne peuvent que ralentir.et notre dette qu'augmenter en 2018. Idem pour le chômage, on exporte pas, ou si peu, on consomme moins. Comment pourrait il donc y avoir une baisse du nombre de chômeurs??? Ah oui, en les mettant dans des catégories non prisent en compte ou en augmentant les radiations, ou en leur conseillant de se désinscrire pour ne pas subir les contraintes de pole emploi (pour ceux non indemnisés)

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    run974 -

    Les retraites ne dépensent plus rien
    et c' est tant mieux
    sans doute les milliardaires dépensent plus...
    Mais il n' y a que la pluie qui ruisselle

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    jimmy3 -

    faut faire travailler les politiques car eux coûtent toute leur vie aux contribuables et ne rapportent rien et de plus en plus nombreux depuis 45 ans les seuls emplois créées sont des emploi de politiques

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    jimmy3 -

    faut faire travailler les politiques car eux coûtent toute leur vie aux contribuables et ne rapportent rien et de plus en plus nombreux depuis 45 ans les seuls emplois créées sont des emploi de politiques

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    jimmy3 -

    faut faire travailler les politiques car eux coûtent toute leur vie aux contribuables et ne rapportent rien et de plus en plus nombreux depuis 45 ans les seuls emplois créées sont des emploi de politiques

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    jimmy3 -

    faut faire travailler les politiques car eux coûtent toute leur vie aux contribuables et ne rapportent rien et de plus en plus nombreux depuis 45 ans les seuls emplois créées sont des emploi de politiques

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    iturriondoa -

    ah bon, il y a une semaine la banque de France prétendait le contraire, il ne reste plus qu'à attendre l'avis de la BCE, du FMI, du ministère des finances, de la commission de Bruxelles, je me marre,