L'UFC Que Choisir critique la nouvelle Freebox Delta

L'UFC Que Choisir critique la nouvelle Freebox Delta©Boursier.com

Boursier.com, publié le mardi 18 décembre 2018 à 13h10

Prix de l'abonnement, frais facturés... L'association de défense des consommateurs met en demeure l'opérateur de procéder à des modifications.

Le 4 décembre dernier, Xavier Niel, le patron d'Iliad, présentait sa très attendue dernière nouveauté, la Freebox Delta. Une box internet "tout-en-un" au tarif nettement revu à la hausse (49,99 euros par mois), faisant le pari du très haut de gamme pour reconquérir ses abonnés. Une semaine plus tard, face aux critiques, le groupe annonçait la suppression des frais de mise en service de 99 euros et celle des frais de migration pour ses abonnés dès cinq ans d'ancienneté (au lieu de huit ans).

Pas suffisant pour l'UFC Que Choisir, qui annonce mardi avoir mis en demeure l'opérateur télécoms, estimant que son offre peut induire les consommateurs en erreur. Côté prix, "Free se contente de mettre en avant son tarif de base de 49,99 euros par mois, sans préciser que l'acquisition du player Free Devialet (le boîtier regroupant l'enceinte, l'assistant vocal et l'alarme) est indispensable pour bénéficier des services annoncés", regrette l'association. Or pour se l'offrir, il faudra débourser la somme de 480 euros comptant ou de 10 euros par mois sur 48 mois. L'UFC rappelle que le prix de l'offre annoncé doit tout inclure.

Frais détournés

Autre problème : des frais de mise en service détournés. Désormais, Free ne fournit plus le disque dur de 1 téraoctet, ni les équipements du pack sécurité qui étaient jusque-là inclus dans l'offre, facturés respectivement 59 et 40 euros au moment de la souscription. En parallèle, l'opérateur indique ne plus faire payer les frais de mise en service. Ce changement prouve que ces derniers "servaient moins à couvrir les frais liés à l'ouverture de la ligne qu'à facturer des produits présentés comme 'offerts' par Free". Ce genre de pratique est interdit, et l'UFC-Que Choisir demande donc un remboursement aux abonnés ayant souscrit à l'offre entre le 5 et le 11 décembre des 99 euros.

Les frais de résiliation sont quant à eux jugés "injustifiés" - ils coûteront 49 euros aux abonnés. Réclamer cette somme n'est pas illégal, mais à condition d'indiquer dans quels cas de figure la résiliation peut être offerte. Iliad a déjà été condamné à deux reprises pour des faits similaires, rappelle l'UFC. "Face à ces manquements", elle donne un délai de 15 jours à Free pour répondre à ses demandes, faute de quoi elle alertera la direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes (DGCCRF).

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