L'Union européenne compte harmoniser les congés parentaux

L'Union européenne compte harmoniser les congés parentaux©Boursier.com

Boursier.com, publié le jeudi 03 mai 2018 à 07h50

En 2017, la Commission européenne a proposé aux Etats-membres une nouvelle directive sociale... Celle-ci n'a pas encore été approuvée par tous, notamment la France. Une situation que regrettent les organisations syndicales qui appellent le chef de l'Etat à la soutenir...

Pour une harmonisation des politiques sociales de l'UE

Le Portugal, la Grèce ou encore la Belgique portent cette mesure depuis de longs mois maintenant... Emmanuel Macron y est quant à lui réticent, notamment du point de vue de son financement. Il s'agit de la directive qui permettrait un meilleur partage des congés parentaux, et la mise en place une harmonisation des politiques sociales des Etats-membres de l'Union européenne.

L'objectif est qu'un congé paternité de dix jours autour de la naissance de l'enfant soit mis en place, ainsi qu'un congé parental de quatre mois, qu'il sera possible de prendre jusqu'à ce que l'enfant ait douze ans. Des journées qui devront être payées au moins à hauteur des indemnités maladies...

Les syndicats demandent à Emmanuel Macron d'agir

Dans une lettre révélée par 'Les Echos', plusieurs organisations se sont rassemblées pour soutenir ce projet. Parmi elles, la CFDT, la CGT, Force ouvrière, CFTC, UNSA et la Confédération européenne des syndicats, qui souhaitent que le président de la République adopte cette directive.

Le congé parental n'est d'ailleurs pas le seul point sur lequel a travaillé la Commission européenne. Un congé de cinq jours par an serait également accordé aux travailleurs s'occupant de parents gravement malades ou dépendants.

Un risque financier ?

"J'en approuve totalement le principe, mais les congés parentaux payés au niveau de l'indemnité maladie journalière, c'est une belle idée qui peut coûter très cher et finir par être insoutenable", avait déclaré Emmanuel Macron devant le Parlement européen le 17 avril dernier.

Le président de la République faisant de l'égalité femme-homme l'un de ses grands combats, les différents soutiens à ce projet espèrent qu'il finira par changer d'avis. Il l'a dit, si le financement du projet ainsi présenté pourrait déséquilibrer le budget de l'Etat, il n'est pas contre travailler sur une nouvelle proposition "allant dans ce sens"...

Vous êtes responsable des propos que vous publiez.
Merci de respecter nos CGU