La Bourse de Paris à l'arrêt (-0,03%) avant la BCE

La Bourse de Paris à l'arrêt (-0,03%) avant la BCE
Salle de contrôle d'Euronext, l'opérateur de la Bourse de Paris, à La Défense, le 27 avril 2018

AFP, publié le jeudi 12 septembre 2019 à 13h39

La Bourse de Paris limitait toute initiative jeudi à la mi-journée (-0,03%), dans l'attente du communiqué et de la conférence de presse de la Banque centrale européenne, dont elle attend un ensemble de mesures de relance économique.

A 13H25 (11H25 GMT), l'indice CAC 40 cédait 1,58 point à 5.616,48 points, dans un volume d'échanges de 936 millions d'euros. La veille, il avait fini en hausse de 0,44%.

La cote parisienne a démarré en hausse avant de s'arrimer à l'équilibre, dans l'attente du verdict de la BCE.

Wall Street se préparait de son côté à démarrer en hausse. Le contrat à terme sur l'indice vedette Dow Jones Industrial Average prenait 0,19%, celui sur l'indice élargi S&P 500 gagnait 0,12% et celui sur le Nasdaq, à forte coloration technologique, 0,34%.

"Les marchés sont un peu atones ce matin alors que les investisseurs attendent la décision de la BCE à 13H45 (11H45 GMT) et la conférence de presse qui suivra à 14H30 (12H30 GMT)", a résumé dans une note David Madden, un analyste de CMC Markets.

"Les opérateurs de marché semblent camper sur leurs positions en amont de ces annonces, certains s'inquiétant que la BCE puisse ne pas être suffisamment accommodante" au goût du marché, a-t-il ajouté.

"Tout est possible en ce jour de réunion de la BCE. Les analystes sont très divisés sur les annonces que pourrait faire Mario Draghi concernant les volets suivants: taux de dépôt, QE et tiering", a estimé de son côté Christopher Dembik, responsable de la recherche économique chez Saxo Banque.

Baisse de taux, nouveaux rachats de dettes publiques et privées ("QE" pour "Quantitative Easing"), système de taux dégressif et prêts géants pour soulager la banque ("tiering"): l'institut de Francfort pourrait en effet annoncer quatre mesures simultanément, soit un "paquet" guetté tout l'été par les marchés financiers.

Plus tôt dans la séance, les marchés asiatiques avaient profité de nouveaux signes de détente sur le front commercial sino-américain. 

Dernier signe de bonne volonté en date, la Chine a indiqué jeudi étudier la possibilité d'acheter davantage de produits agricoles américains -- chers à Donald Trump -- avant les négociations commerciales bilatérales de haut niveau qui doivent se tenir en octobre à Washington.

Au Royaume-Uni, le Premier ministre Boris Johnson affrontait jeudi des critiques acerbes après la publication d'un dossier gouvernemental selon lequel un Brexit sans accord pourrait provoquer des troubles et des pénuries de médicaments et de nourriture.

Et les appels se multipliaient pour un rappel du Parlement, suspendu à son initiative jusqu'au 14 octobre, deux semaines seulement avant la date prévue pour la sortie de l'Union européenne.

Du côté des indicateurs, les chiffres de l'inflation du mois d'août sont à l'honneur: en France, la hausse des prix à la consommation a finalement reflué à 1,0% le mois dernier sur un an, du fait du recul des prix des produits manufacturés.

Le taux d'inflation en Allemagne a aussi bien ralenti, à 1,4% en août sur un an après 1,7% en juillet, s'éloignant de l'objectif de la Banque centrale européenne.

Ces mêmes données sont également au menu aux Etats-Unis.

- Rubis en forme -

Sur le terrain des valeurs, Rubis montait de 3,96% à 53,85 euros, profitant de résultats en hausse au premier semestre, tirés par des acquisition récentes et toutes ses principales activités.

Alstom perdait en revanche 5,26% à 37,31 euros après que Bouygues (+0,03% à 35,01 euros) a annoncé jeudi avoir cédé une participation de 13% dans Alstom à 37 euros par titre, soit un total de 1,079 milliard d'euros, le groupe de construction et de télécoms conservant 14,7% du constructeur ferroviaire.

Accor était pénalisé (-2,83% à 38,42 euros) par un abaissement de sa recommandation à "sous-pondération" contre "sur-pondération" auparavant par JPMorgan.

Rémy Cointreau grappillait 0,19% à 134,90 euros, le groupe ayant annoncé mercredi l'arrivée d'Eric Vallat au poste de directeur général, en remplacement de Valérie Chapoulaud-Floquet qui quitte le groupe de spiritueux pour des raisons personnelles.

Haulotte se repliait de 4,28% à 6,71 euros, lesté par un repli de 4,2% de son bénéfice net au premier semestre, principalement dû à une base de comparaison élevée, même si les ventes et le bénéfice opérationnel courant sont en forte hausse.

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