La Bourse de Paris à l'assaut des 5.600 points (+0,31%)

La Bourse de Paris à l'assaut des 5.600 points (+0,31%)
Salle de contrôle d'Euronext, l'opérateur de la Bourse de Paris, à La Défense, le 27 avril 2018

AFP, publié le jeudi 18 avril 2019 à 18h16

La Bourse de Paris a terminé la semaine sur de nouveaux plus hauts annuels (+0,31%) jeudi, à la veille d'un week-end prolongé pour Pâques, continuant à capitaliser sur les résultats d'entreprises malgré de nouvelles statistiques décevantes en Europe. 

L'indice CAC 40 a pris 17,29 points pour finir à 5.580,38 points, son plus haut niveau depuis le 22 mai 2018, dans un volume d'échanges très fourni de 5,4 milliards d'euros. La veille, il avait fini en hausse de 0,62%.

Au cours de la semaine écoulée, la cote parisienne a progressé de 1,73%. Ses gains depuis le 1er janvier s'élèvent à 17,96%.

L'indice parisien a débuté dans le rouge, reprenant son souffle après six séances d'ascension d'affilée, avant de repartir de plus belle, jusqu'à atteindre en séance 5.601,38 points, au plus haut depuis le 23 mai 2018.

Le marché parisien sera fermé vendredi et lundi pour un long week-end pascal.

"Nous sommes surpris par la poursuite de la hausse du marché sans catalyseur particulier" d'autant que "les derniers indicateurs que l'on a eus n'étaient pas excellents", a commenté auprès de l'AFP Daniel Larrouturou, directeur général délégué chez Diamant bleu Gestion.

La croissance de l'activité privée dans la zone euro a de nouveau ralenti en avril, au plus bas depuis trois mois, en raison notamment de la contraction du secteur manufacturier.

"Globalement, les résultats d'entreprises, spécialement en Europe, sont plutôt bons et c'est l'un des éléments qui est, dans l'esprit des investisseurs, plus important que le ralentissement conjoncturel", a-t-il expliqué. Ainsi "la microéconomie prend le pas actuellement sur la macroéconomie".

"Les mauvaises nouvelles sont diluées dans ce contexte où finalement les investisseurs se contentent d'un ralentissement conjoncturel modéré au niveau mondial, qui leur garantit des taux toujours bas et n'est pas suffisamment fort pour remettre en cause la dynamique des profits", a résumé le spécialiste.

Par ailleurs ce jeudi arrivaient à échéance plusieurs contrats mensuels, un facteur technique qui a aussi soutenu l'indice et explique que les volumes d'échanges soient très élevés sur la séance.

Du côté des indicateurs, les ventes de détail aux Etats-Unis ont fait un bond en mars, enregistrant leur plus forte hausse en un an et demi.

Toujours outre-Atlantique, les demandes hebdomadaires d'allocations chômage ont encore reculé, tombant à leur plus bas niveau depuis l'automne 1969.

Sur le front commercial, la Chine a estimé jeudi qu'il "restait encore beaucoup de travail à accomplir" avant d'aboutir à un accord final avec les Etats-Unis. Le président américain Donald Trump avait déclaré la veille espérer que les négociations avec Pékin réussissent, et qu'une annonce serait faite "très vite".

"Pour l'instant le marché se satisfait de ce statu quo", a observé M. Larrouturou.

- Schneider et Kering encadrent le CAC - 

En matière de valeurs, Kering a subi la plus forte baisse (-5,04% à 510,40 euros) de l'indice CAC 40.

A l'autre extrémité du spectre, Schneider Electric est monté de 2,72% à 77,00 euros, bénéficiant d'un chiffre d'affaires en hausse pour le premier trimestre.

L'Oréal s'est adjugé 0,21% à 243,20 euros. Son PDG Jean-Paul Agos a déclaré jeudi viser un cours de Bourse de plus de 300 euros, l'action du groupe évoluant actuellement à des niveaux record.

L'action Voyageurs du Monde a fini à l'équilibre, à 123 euros, après des résultats annuels qui ont progressé de 13% en 2018, portés par la reprise du tourisme dans les pays du Moyen-Orient et du Maghreb.

Euronext CAC40

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