La Bourse de Paris accroît ses gains (+0,90%) à la mi-journée

La Bourse de Paris accroît ses gains (+0,90%) à la mi-journée
Salle de contrôle d'Euronext, l'opérateur de la Bourse de Paris, à La Défense, le 27 avril 2018

AFP, publié le vendredi 15 mars 2019 à 14h07

La Bourse de Paris poursuivait son ascension (+0,90%) vendredi midi après un vote pour un report du Brexit et l'optimisme exprimé par Donald Trump quant à l'imminence d'un accord commercial avec la Chine, dans une séance techniquement importante.

A 13H51 (12H51 GMT), l'indice CAC 40 progressait de 47,79 points à 5.397,57 points, dans un volume d'échanges de 3 milliards d'euros. La veille, la cote parisienne avait terminé en hausse de 0,82%.

Après une ouverture sans direction, la Bourse de Paris a gagné du terrain dans la matinée.

Wall Street s'apprêtait pour sa part à ouvrir dans le vert. Le contrat à terme sur l'indice vedette Dow Jones Industrial Average progressait de 0,52%, l'indice élargi S&P de 0,45% et le Nasdaq, à dominante technologique, avançait de 0,54%.

"Les négociations en cours sur les principales thématiques, longues et incertaines mais qui montrent une volonté des protagonistes d'éviter le scénario le plus néfaste, ont rassuré les marchés, mais pas forcément tous les investisseurs", a estimé dans une note Tangi Le Liboux, stratégiste du courtier Aurel BGC.

L'actualité des derniers jours en Europe s'est surtout concentrée autour du Brexit. Après avoir rejeté successivement la proposition d'accord négociée en dernière minute par la Première ministre Theresa May, puis l'éventualité de sortir de l'UE sans accord, le Parlement britannique s'est résolu jeudi à ce que le Royaume-Uni demande de différer le divorce.

La motion prévoit un court report, jusqu'au 30 juin, si les élus britanniques approuvent l'accord de retrait de Mme May, qu'ils ont déjà retoqué à deux reprises. Mais elle a décidé de le leur soumettre encore une fois d'ici à mercredi.

Berlin et Paris ont de leur côté invité Londres à proposer une solution claire pour sortir de l'Union européenne, en particulier avant le sommet européen des 21 et 22 mars.

En matière commerciale, Donald Trump a de nouveau exprimé jeudi son optimisme sur un futur accord entre les Etats-Unis et la Chine, précisant s'attendre à une décision d'ici quatre semaines, et son secrétaire au Trésor Steven Mnuchin a estimé jeudi que le conflit commercial entre les deux puissances devrait "être résolu dans un avenir proche".

En matière d'indicateurs, l'inflation a progressé en février dans la zone euro à 1,5% contre 1,4% en janvier, selon Eurostat.

Et les immatriculations de voitures neuves en Europe se sont contractées sur un an en février pour le sixième mois consécutif.

"Les investisseurs se tournent vers les bons indicateurs du moment comme ceux de la Banque de France qui considère que la croissance devrait résister en 2019 pour conserver leur biais acheteur", a noté Franklin Pichard, directeur général de Kiplink Finance. 

L'économie française croîtra seulement de 1,4% en 2019 et de 1,5% en 2020, mais résistera mieux que ses partenaires européens grâce aux mesures de soutien au pouvoir d'achat et à une plus faible exposition à la conjoncture mondiale, a estimé jeudi la Banque de France.

Euronext CAC40

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