La Bourse de Paris bondit, entre relance aux USA et optimisme sur l'économie mondiale

La Bourse de Paris bondit, entre relance aux USA et optimisme sur l'économie mondiale
La salle de contrôle d'Euronext, société qui gère la Bourse de Paris

AFP, publié le mardi 11 août 2020 à 13h43

La Bourse de Paris montait fortement de 2,62% mardi à la mi-séance, revigorée par l'espoir d'une reprise de l'économie mondiale et un plan de relance américain d'envergure.

L'indice CAC 40 prenait 128,85 points à 13H00 (11H00 GMT), au-dessus des 5.000 points, à 5.038,36 points.

A Wall Street, les contrats à terme laissaient présager une ouverture en nette hausse également: le Dow Jones prenait 0,99%, le Nasdaq 0,56% et le S&P 500 0,69%.

"Les nuages de l'incertitude se dégagent progressivement et un rayon d'optimisme apparait", commente Stephen Innes, stratégiste marchés en chef pour AxiCorp, citant notamment l'espoir d'un nouveau plan de relance massif américain.

Malgré la torpeur d'un mois d'août écrasant de chaleur et la forte baisse des volumes, les investisseurs restent à l'affut des sujets bouillants du moment, au rang desquels la relance anti-Covid aux États-Unis, et les perspectives concernant l'économie mondiale.

Concernant le second, la dernière statistique publiée mardi a eu de quoi conforter les investisseurs: les ventes de voitures particulières en Chine ont enregistré en juillet une hausse de 7,9% sur un an, la plus forte depuis le début de la pandémie de Covid-19.

Dans le sillage de cette information, les places financières de Hong Kong et de Tokyo ont clôturé sur des bonds de 2,11% et 1,88%. Shanghai a toutefois perdu 1,15%.

Également publié mardi, le moral des investisseurs allemands a atteint en août son plus haut niveau depuis 2004.

La semaine dernière, plusieurs statistiques sur la reprise de la production industrielle, notamment en France, en Allemagne, en Italie et au Brésil avaient déjà mis du baume au cœur des acteurs du marché.

Car malgré les 20 millions de cas de coronavirus dans le monde depuis le début de l'épidémie selon l'AFP, les investisseurs ne voient pas de motif d'inquiétude "tant que les contaminations ne déclenchent pas de nouvelles mesures de confinement drastique", estime Ipek Ozkardeskaya, analyste senior pour Swissquote Bank.

Logiquement, les valeurs dépendantes de la bonne santé de l'économie mondiale en profitaient: Accor bondissait de 5,74% à 25,05 euros après une forte hausse la veille, Airbus de 4,19% à 75,08 euros, et Renault de 4,53% à 25,17 euros.

Statistique moins favorable en revanche mardi, le nombre de personnes employées au Royaume-Uni a chuté de 730.000 entre mars et juillet, sa pire dégringolade depuis la crise financière de 2009.

Concernant la relance américaine, scrutée depuis plusieurs jours, la signature de décrets présidentiels samedi "pourrait être davantage un point de départ vers des mesures plus fortes, qu'un point d'arrivée", estime Michael Hewson, analyste en chef pour CMC Markets UK, expliquant selon lui l'optimisme ambiant.

Alors que les négociations entre parlementaires démocrates et républicains patinent encore, chacun se rejetant la responsabilité après deux semaines de discussions tendues, Donald Trump a signé samedi quatre décrets prévoyant des aides diverses pour les chômeurs, les locataires précaires ou les étudiants.

Parmi les autres valeurs du jour à Paris, Vivendi (+3,21% à 24,10 euros) et Amber Capital, premier et deuxième actionnaires du groupe Lagardère (stable à 14,60 euros), ont annoncé avoir signé un pacte en vue d'obtenir des sièges au conseil de surveillance du groupe d'édition, disant agir "à la suite des très mauvais résultats" de ce dernier.

Le groupe de minéraux industriels Imerys (+3,07% à 35,58 euros) a annoncé mardi l'acquisition d'une participation majoritaire du groupe turc Haznedar, un fabricant de briques réfractaires pour les industries sidérurgique, cimentière et pétrochimique. 

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