La Bourse de Paris bridée par les taux américains

La Bourse de Paris bridée par les taux américains
La salle de contrôle d'Euronext, société qui gère la Bourse de Paris

AFP, publié le vendredi 12 mars 2021 à 13h26

La Bourse de Paris refluait de 0,13% vendredi à mi-séance, bridée par la remontée des taux obligataires américains dans son parcours haussier qui porte toutefois ses gains hebdomadaires à plus de 4%.

La Bourse de Paris refluait de 0,13% vendredi à mi-séance, bridée par la remontée des taux obligataires américains dans son parcours haussier qui porte toutefois ses gains hebdomadaires à plus de 4%.

A 13H05, l'indice parisien lâchait 7,97 points à 6.025,79 points au lendemain d'une hausse de 0,72% alimentée par des annonces jugées rassurantes de la Banque centrale européenne.

Le CAC 40 a retrouvé cette semaine son niveau d'avant la crise sanitaire, profitant de la rotation sectorielle en faveur des valeurs cycliques et décotées en lien avec la reprise économique.

Après avoir apprécié le ton accommodant de la BCE jeudi, les investisseurs replaçaient leur attention sur le taux américain à dix ans qui dépassait à nouveau le seuil psychologique de 1,60%, déjà franchi la semaine dernière.

Depuis plusieurs semaines, la volatilité du marché obligataire inquiète les investisseurs.

En réponse à la hausse des taux d'emprunts obligataires de la zone euro et à la faiblesse de la reprise économique, la BCE a précisément prévu d'accélérer le rythme de ses achats d'obligations au cours des trois prochains mois.

La BCE a rappelé "qu'elle ne croyait pas à une remontée durable de l'inflation et estime que la hausse de 2021 restera temporaire", commente Patrice Gautry, chef économiste à l'Union Bancaire Privée.

La Réserve fédérale américaine s'attend elle aussi à ce que l'inflation soit transitoire et a assuré ne pas être pressée de resserrer sa politique monétaire.

Mais si les craintes concernant l'inflation semblent s'être apaisées, la hausse des prix a bien accéléré en février en Allemagne, s'établissant à 1,3% sur un an, selon des chiffres définitifs publiés vendredi.

La confiance des consommateurs américains en mars ainsi que les prix à la production en février aux Etats-Unis sont susceptibles d'animer la séance après l'ouverture de Wall Street.

La tech souffre de la hausse des taux

Les valeurs technologiques repartaient à la baisse avec la reprise de la remontée des taux américains : Dassault Systèmes fermait la marche du CAC 40 (-2,33% à 173,95 euros), STMicroelectronics perdait 1,65% à 29,77 euros et Worldine 1,69% à 75,48 euros.

Les banques en profitent

A contrario, la hausse des rendements bénéficiait aux titres bancaires. Société Générale gagnait 1,64% à 21,74 euros, Crédit Agricole 1,31% à 12,36 euros, la palme revenant à BNP Paribas (+2,06% à 53,41 euros).

Sanofi passe la seconde

L'action avançait de 0,37% à 80,48 euros, le groupe pharmaceutique ayant annoncé le lancement des premiers essais sur l'homme de son second projet de vaccin contre le Covid-19 aux côtés de la biotech américaine Translate Bio, le premier étant toujours en phase de tests après avoir pris du retard dans son développement.

M6 attire les convoitises

Le titre grimpait de 5,11% à 18,94 euros après une information des Echos selon laquelle les principaux médias français ont déposé des offres de rachat du groupe de radio et de télévision M6 dont son actionnaire RTL Group envisage de se séparer.

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